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Noël: pas assez de sapins suisses!

Ils viennent essentiellement du Danemark, parfois d'Allemagne et sont moins chers. Les consommateurs sont pourtant de plus en plus nombreux à souhaiter que leur sapin de Noël soit bien de chez eux, de pure production suisse. L'offre est cependant trop faible pour répondre à cette demande croissante.

17 déc. 2012, 10:08
Vente de sapins de Noël à La Chaux-de-Fonds.

Environ un million de sapins de Noël sont vendus en Suisse chaque année, dont la majorité est importée. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir acheter un sapin suisse ou de leur région, mais l'offre est trop faible - et la croissance de nouveaux arbres prend plusieurs années.

"La tendance est claire, les consommateurs préfèrent un sapin suisse", indique Josef Brägger, de IG Suisse-Christbaum, la faîtière des producteurs de sapins.

Malheureusement, la production est à la traîne et ne pourra pas combler la demande à court terme. Pour obtenir un sapin digne de trôner dans le salon le jour de Noël, il faut attendre sept à huit années.

La surface consacrée à la croissance des sapins destinés à la vente a déjà été augmentée ces dernières années, souligne Coop. Le géant de la distribution vend chaque année près de 80'000 sapins. Parmi ceux-ci, 35% sont des arbres qui ont poussé en Suisse, un taux en hausse par rapport à l'année précédente.

De son côté, Migros n'est pas en mesure de communiquer des chiffres précis. Chaque coopérative régionale vend des arbres sans qu'une comptabilité centrale soit tenue, explique la porte-parole Jeannine Villiger.

Elle estime la part des sapins suisses à près de 50%. Une proportion qui est restée stable sur un an. "Nous constatons cependant également que les arbres de la région sont préférés par les consommateurs", poursuit Mme Villiger.

Arbres suisses légèrement plus chers

Les prix varient peu selon que les sapins ont été importés ou pas. Les arbres suisses sont légèrement plus chers, mais la différence de prix est "marginale", assure M. Brägger.

Ce que les clients remarquent surtout, c'est la fraîcheur, continue-t-il. Les sapins importés proviennent le plus souvent du Danemark et plus rarement d'Allemagne. Poussant dans d'importantes pépinières, ils sont parfois déjà abattu à la mi-novembre. "Cela se voit tout de suite" au moment de la vente, assure M. Brägger.

Pour Urs Wehrli, porte-parole d'Economie forestière suisse, le marché des sapins de Noël va être davantage segmenté à l'avenir. "Certains arrêteront de chercher dès qu'ils verront un sapin pour 20 francs". Les autres demanderont à connaître l'origine du produit, suivant en cela une tendance qu'on observe également dans le reste de l'agriculture.

Phase lunaire

Il existe des consommateurs encore plus exigeants qui ne s'en tiennent pas à l'origine géographique du produit, glisse M. Wehrli. Ils demandent à connaître lors de quelle phase lunaire les sapins ont été abattus, le fait de couper l'arbre en période de lune croissante étant censé lui permettre de garder ses aiguilles plus longtemps.

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