Pourquoi la Suisse teste ses sirènes chaque année le 1er mercredi de février

Ce mercredi, dès 13h30, vous allez difficilement pouvoir passer à côté des sons des alarmes qui vont retentir dans toute la Suisse. On vous explique à quoi servent ces tests annuels et que faire en cas d’alarme réelle.
03 févr. 2021, 11:57
/ Màj. le 03 févr. 2021 à 12:01
Les 5000 sirènes fixes et 2200 sirènes mobiles que compte la Suisse sont testées ce mercredi.

Il est 13h30, l’alarme retentit. Mais pas de panique, c’est seulement un test. Comme chaque année lors du premier mercredi de février, les 7800 sirènes résonnent dans toute la Suisse durant l’après-midi. Explications en cinq points.

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Pourquoi tester les sirènes?

Les sirènes sont avant tout testées pour vérifier si elles fonctionnent bien et pour exercer la procédure de déclenchement. Mais c’est aussi l’occasion de rappeler aux Suissesses et aux Suisses comment il faut se comporter en cas d’alarme, rappelle l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) dans un billet de blog. Car, en cas de catastrophe ou d’autre menace, l’alarme permet à la population de se mettre rapidement à l’abri.

Depuis quand fait-on ces tests?

Au niveau suisse, ces tests se font depuis les années 70. Entre 1983 et 1990, on testait même les alarmes deux fois par année, non seulement le premier mercredi de février mais aussi celui de septembre. Le second mercredi tombe dès 1991 après une intervention parlementaire et grâce à un bon état général des sirènes. La formule actuelle existe donc depuis 30 ans.

 

 

Pourquoi avoir choisi le mercredi après-midi?

Les sirènes résonnent le mercredi après-midi pour des raisons pratiques. C’est un jour de semaine et les services concernés peuvent être disponibles. Selon l’OFPP, le faire à ce moment-là permet aussi de moins perturber l’enseignement dans les écoles qui sont généralement fermées.

Pourquoi ne pas alarmer que sur smartphone?

Si vous faites partie des près de 680’000 personnes à avoir installé l’app d’Alertswiss sur votre smartphone, vous recevrez aussi une notification lors du premier déclenchement de l’alarme générale. L’alarme par téléphone, introduite en 2018, n’est néanmoins pas destinée à remplacer les sirènes, essentielles pour les personnes malvoyantes ou qui ne disposent pas de moyens de communication modernes.

 

 

Que faire en cas d’alarme réelle?

Les alarmes peuvent bien sûr retentir en dehors des tests annoncés. Si le son est oscillant, régulier et dure une minute comme c’est le cas ce mercredi lors du test entre 13h30 et 14h, il s’agit d’une alarme générale. Le signal indique une menace potentielle sur la population. Dans ce cas, vous devez écouter la radio ou vous informer sur Alertswiss, suivre les consignes des autorités et informer vos voisins, indique l’OFPP sur son site web.

En savoir plus : Ecoutez le son d’une alarme générale

Si vous entendez 12 sons bas, continues, de 20 secondes chacun avec des intervalles de 10 secondes comme c’est le cas entre 14h15 et 15h ce mercredi, il s’agit d’une alarme-eau. Elle indique un danger un danger sur des zones situées en aval d’un barrage. Il vous faudra alors immédiatement partir de l’endroit menacé et suivre les instructions des autorités locales.

En savoir plus : Ecoutez le son d’une alarme-eau

par Andy Maître