Suisse – UE: pas de négociations pour le moment, selon Cassis

«Des négociations ne sont pas à l’ordre du jour pour le moment», a expliqué le conseiller fédéral dans un entretien. Berne ne va pas se laisser mettre sous pression par l’Union européenne, selon lui.
19 nov. 2021, 07:35
Il s'agit de questions hautement politiques et non de discussions de nature technique, explique le conseiller fédéral.

La Suisse doit d’abord définir un agenda commun avec l’UE, dans le cadre des nouveaux entretiens qu’elle a lancés avec Bruxelles, affirme le ministre suisse des affaires étrangères Ignazio Cassis. «Des négociations ne sont pas à l’ordre du jour pour le moment».

Il s’agit de questions hautement politiques et non de discussions de nature technique, explique le conseiller fédéral dans un entretien diffusé vendredi dans les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia.

Il n’y a pas d’ordre à donner ou à recevoir entre l’UE et la Suisse.
Ignazio Cassis

«Il n’a jamais été dans l’intention du Conseil fédéral de reprendre immédiatement les négociations après l’échec de l’accord-cadre en mai», assure le PLR tessinois, qui précise l’avoir clairement fait savoir lors de sa rencontre avec le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, la nouvelle personne de contact dans l’UE pour la Suisse.

Berne ne va pas se laisser mettre sous pression par l’Union européenne (UE), lance M. Cassis, alors que M. Sefcovic a dit attendre une feuille de route de la Suisse sur la manière de procéder lors de leur prochaine réunion, qui aura lieu en marge du Forum économique mondial de Davos en janvier.

Un pas en avant

«Il n’y a pas d’ordre à donner ou à recevoir entre l’UE et la Suisse», poursuit le conseiller fédéral. Selon lui, chaque partie défend ses intérêts. «Le Conseil fédéral connaît les souhaits de l’UE. Ils ne sont pas nouveaux».

M. Cassis estime que la Suisse a déjà fait un pas en avant, car il y a une volonté des deux côtés de trouver ensemble des moyens de renforcer l’Europe. «Le dialogue porte sur cela, pas sur le règlement des contentieux ou la reprise du droit» européen. Si l’UE ne veut pas mener ce dialogue, les deux parties seront perdantes, assure-t-il.