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Surveillance: les autorités suisses restent muettes sur le logiciel utilisé

Les autorités suisses utilisent-elles Pegasus? Il semblerait qu'elles aient eu recours au logiciel de surveillance israélien très décrié. Fedpol ne donne aucune information à ce sujet.

14 août 2021, 13:06
Fedpol ne donne aucune information sur la technologie utilisée ou les fabricants.

On ne saura pas quels programmes informatiques spéciaux (GovWare) la Suisse utilise pour surveiller les criminels et les terroristes. Contacté par Keystone-ATS, l'Office fédéral de la police (Fedpol) ne donne aucune information sur la technologie utilisée ou les fabricants, pour des raisons de tactique d'enquête et de dispositions contractuelles.

Selon la NZZ de samedi, les autorités suisses ont utilisé le logiciel de surveillance controversé Pegasus de la société israélienne NSO Group au moins en 2017 et 2018. Le 19:30 de la RTS avait évoqué l'affaire mercredi, sans confirmation non plus.

Selon des statistiques officielles du Département fédéral de justice et police (DFJP), les forces de l'ordre ont utilisé GovWare au total 12 fois en 2019 et 13 fois en 2020.

L'utilisation de ces programmes informatiques spéciaux est prévue en dernier recours lorsque les mesures de surveillance précédemment ordonnées n'aboutissent pas. Elle peut être ordonnée par les ministères publics cantonaux ou par le Ministère public de la Confédération dans le cadre d'une procédure pénale.

L'utilisation de GovWare doit également être autorisée par un tribunal. Ce système peut être utilisé pour enquêter sur des crimes graves tels que le meurtre, le viol ou le soutien à une organisation criminelle, comme celles terroristes d'Al-Qaïda ou de l'Etat islamique.

Le logiciel de surveillance Pegasus a fait face ces dernières semaines à des critiques massives dans les médias. Un consortium international de journalistes a fait état d'un ensemble de données contenant environ 50'000 numéros, qui auraient été considérés par des clients de NSO Group comme des cibles potentielles d'espionnage. L'entreprise a rejeté les accusations et contesté des détails individuels dans les rapports.

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