Tour de France: Fabian Cancellara prend le maillot jaune

Fabian Cancellara a pris le maillot jaune à l'issue de la 2e étape du Tour de France entre Utrecht et Zeeland (166 km).
25 août 2015, 16:09
epa04156782 Swiss Fabian Cancellara of the Trek Factory Racing team celebrates winning the Tour of Flanders, Ronde van Vlaanderen, cycling race in Oudenaarde, Belgium, 06 April 2014.  EPA/JULIEN WARNAND

Le Bernois s'est classé au 3e rang de cette étape, remportée au sprint par l'Allemand Andre Greipel, ce qui lui a permis de prendre les bonifications nécessaires pour ravir la tête au classement général à l'Australien Rohan Dennis.

Il s'agit du 29e maillot jaune dans la carrière de "Spartacus". Un tricot qu'il avait failli endosser samedi à l'issue du contre-la-montre d'Utrecht (3e à 6''), mais qu'il n'a pas laissé filer dimanche. Conscient qu'il avait un coup à jouer, et d'autant plus que le leader australien Rohan Dennis était distancé, Cancellara s'est mêlé au sprint final. Dans son style si caractéristique - il sprinte assis -, il a tenu la dragée haute aux purs spécialistes, échouant de peu derrière Andre Greipel (1er) et Peter Sagan (2e), mais devançant Mark Cavendish (4e).

Cette 2e étape a aussi été marquée par le temps perdu par de nombreux favoris, victimes des éléments météo très changeants. Vincenzo Nibali a été le grand perdant du jour avec le Colombien Nairo Quintana et les Français Thibaut Pinot et Jean-Christophe Péraud. Tous ont cédé près d'une minute et demie sur Alberto Contador et Chris Froome, les deux favoris présents dans le groupe de tête.

Quintana a été pris par une cassure dans le peloton au seuil des 60 derniers kilomètres, tout comme Valverde et Péraud. Nibali, qui figurait dans le premier groupe, a été retardé sur une accélération de l'équipe Lotto une dizaine de kilomètres plus loin, en compagnie de Pinot.

Les deux groupes, distancés d'une minute par le premier peloton (26 coureurs), ont regroupé leurs forces à 35 kilomètres de l'arrivée pour tenter de limiter la perte de temps. Mais le forcing des équipiers des favoris placés à l'avant a augmenté l'écart dans les 10 derniers kilomètres.