Transports publics: la Confédération pourrait soutenir financièrement les trains de nuit des CFF

Un récent sondage montre que 60% de la population voyagerait en train de nuit en Europe au lieu de prendre l'avion. Mais, aujourd'hui, en Suisse, l'offre est insuffisante. Les CFF pourraient en faire davantage, mais ils auraient besoin d'un soutien financier de la Confédération.

12 nov. 2019, 15:18
[Staged Picture, Gestellte Szene] Passengers in a couchette compartment of an OEBB Nightjet night train travelling from Zurich, Switzerland, to Hamburg, Germany, pictured on November 19, 2018. (KEYSTONE/Christian Beutler)

Les CFF veulent étendre leur offre internationale en augmentant notamment le nombre de trains de nuit. La Confédération pourrait soutenir cette offre.

Même avec un bon taux de remplissage des trains, il ne sera pas possible de couvrir les coûts liés à cette offre en Suisse. L'Office fédéral des transports (OFT) a étudié différentes approches visant à soutenir cette offre si cela s’avérait souhaitable sur le plan politique.

 

 

La commission des transports du Conseil national a été informée de la situation par les représentants des CFF, ont indiqué mardi les services du Parlement. Elle a également pris connaissance des propositions de l'OFT.

La demande est forte en Suisse pour des liaisons internationales avec des trains de nuit, selon un sondage de l'Association transports et environnement publié l'été dernier. Soixante pour cent de la population voyagerait volontiers ainsi en Europe, mais l'offre fait défaut. En août, les CFF ont annoncé s'être entendu avec les chemins de fer autrichiens (ÖBB) pour étendre leur offre.

Sécurité en question

La commission des transports du Conseil national s'est également informée sur les mesures adoptées par les CFF pour accroître la fiabilité et la sécurité des voyageurs sur le réseau ferroviaire. Elle a entendu la présidente du conseil d'administration des CFF Monica Ribar sur la ponctualité des trains, la sécurité des voyageurs et du personnel et les pénuries récurrentes de personnel.

La commission attend de l'entreprise qu'elle mette en oeuvre ces mesures de manière rigoureuse et qu’elle soit transparente. Elle attend des autorités fédérales compétentes qu’elles apportent un soutien constructif à ce processus et qu’elles assurent une surveillance étroite.