Tuerie de Daillon: les premiers témoignages

Les habitants de Daillon sont ce jeudi matin sous le choc après la tuerie qui a fait trois morts et trois blessés dont l'auteur des coups de feu.
07 août 2015, 10:51
La maison du tueur gardée par la police.

"Quelqu'un d'un peu particulier"

Pour ce villageois assis à la table d'un bistrot: "Ca fait c... des drames pareils. Vous vous rendez compte, même ici, dans un petit bled. Je connais bien le tueur. Il vient régulièrement boire des verres. Je l'ai encore vu hier après-midi. Je ne pouvais pas imaginer qu'il pète les plombs de cette manière. Même si c'est quelqu'un d'un peu particulier et surtout solitaire."

"J'ai entendu les sirènes"

La factrice de Daillon est sous le choc ce jeudi matin:  "Je livre le courrier tous les jours ici. J'habite Premploz et je connais tout le monde. J'ai entendu les sirènes hier soir et j'ai appris la terrible nouvelle ce matin. Je connais personnellement une des personnes décédées. Je garde la foi et prie pour les victimes et leurs familles."

"Les gens couraient partout"

Nathalie Frizzi qui habite à 20 mètres du lieu de la fusillade, raconte qu'elle et ses amis (dont un enfant) sont partis promener leurs chien à 20 h 30 quand ils ont entendu ce qu'ils ont d'abord cru être des pétards.

«Vers la chapelle, des gens couraient partout. Je ne réalisais pas encore ce qui se passait. Je me suis approchée, croyant à des gamins qui tiraient sur des chats et j'ai crié d'arrêter. Je tremble encore à l'idée qu'on aurait pu se prendre une balle». Après cela, elle a entendu un policier lancer: «Bouge pas!». «Il faisait nuit, je n'ai pas reconnu la personne qu'ils ont arrêté».

Mme Frizzi témoigne de coups de feux qui ont retenti de 20 h 30 à 21 h 55. Elle a assisté à l'arrestation du tireur, entendant la police dire: «Il est blessé». «Partout dans le village, il y avait des ambulances, des médecins, un juge. C'était impressionnant.»