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Un nouveau tir d'artillerie venu de Syrie frappe le territoire turc

L'armée turque a riposté vendredi soir à un nouveau tir d'artillerie venu de Syrie dans la province frontalière de Hatay (sud-ouest de la Turquie), a rapporté la chaîne de télévision privée turque NTV. L'attaque n'a pas fait de victime et a été suivie d'une riposte turque immédiate.

05 oct. 2012, 20:41
Turkish military stand near the Turkey-Syria border in Akcakale, Turkey, early Friday, Oct. 5, 2012. Turkey fired on Syrian targets for a second day Thursday, but said it has no intention of declaring war, despite tensions after deadly shelling from Syria killed five civilians in a Turkish border town. (AP Photo)

Ce nouvel incident intervient deux jours à peine après le  bombardement mercredi du village frontalier turc d'Akçakale, plus à  l'est, par des tirs syriens qui ont tué cinq civils turcs. Ankara y  a répondu par des tirs sur des positions militaires syriennes.

A la suite du bombardement d'Akçakale, fermement condamné jeudi  par le Conseil de sécurité de l'ONU, le gouvernement turc a annoncé  qu'il riposterait désormais systématiquement à tout nouveau tir  syrien.

Lors d'un rassemblement de partisans du parti au pouvoir, le  Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a répété vendredi que son  pays ne souhaitait pas la guerre avec la Syrie. En revanche, il  n'hésitera pas à répondre à tout acte menaçant sa «sécurité  nationale» et que le régime du président Bachar al-Assad paierait un  «prix élevé» en cas de nouvel incident.

Du côté russe, le ministère des Affaires étrangères à Moscou a  exprimé vendredi l'espoir «que la partie turque fera preuve de  retenue et s'abstiendra de toute mesure qui pourrait aggraver la  situation dans la région».
Appel d'alaouites à se rebeller

Un petit mouvement regroupant des alaouites syriens, minorité  dont est issu le président Bachar al-Assad, a par ailleurs appelé  vendredi sa communauté à se joindre à la révolte contre le régime,  dans un communiqué reçu par l'AFP.

«Alaouites à travers la Syrie, ça suffit, levez-vous dans l'unité  contre la famille corrompu (des Assad) dont les seuls objectifs sont  la trahison, l'argent et le pouvoir», affirme ce nouveau groupe se  présentant sous le nom de «Alaouites libres».

Il s'agit de la première initiative de ce type depuis le début de  la révolte en Syrie en mars 2011, lancée par des militants de tous  bords mais dominée par la majorité sunnite.

Menaces sur les otages iraniens

A Damas, un commandant rebelle a menacé vendredi de tuer les  otages iraniens enlevés en Syrie depuis début août si l'armée ne se  retire pas de la zone de Ghouta orientale, dans la banlieue ouest de  la capitale. C'est la deuxième fois que les rebelles menacent de  tuer leurs otages iraniens.
Le 5 août, les rebelles avaient diffusé sur internet une vidéo  montrant des ressortissants iraniens enlevés à Damas, les accusant  d'être membres des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du  régime iranien. L'Iran avait alors affirmé qu'il s'agissait de  pèlerins enlevés près de Damas sur la route de l'aéroport et demandé  la libération des 48 otages.

Bombardements à Homs

Par ailleurs, l'armée syrienne a bombardé vendredi la région de  Homs (centre) où des avions de combat sont entrés en action pour la  première fois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme  (OSDH), proche des rebelles. L'authenticité des informations qu'il  fournit n'est pas vérifiable par une source indépendante.
Les rebelles auraient par ailleurs abattu vendredi un hélicoptère  de l'armée dans la banlieue est de la capitale, alors qu'il  bombardait le secteur de la Ghouta orientale, a indiqué l'OSDH.

Manifestations pour des armes

Des milliers de personnes hostiles au régime auraient manifesté  vendredi en Syrie pour appeler à envoyer des armes aux rebelles de  l'Armée syrienne libre, affirme l'OSDH, qui estime qu'au moins 22  Syriens - neuf civils, cinq rebelles et huit soldats - auraient péri  vendredi dans les violences.

Enfin, le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition  de l'opposition, a annoncé avoir mené des réformes pour élargir sa  base. Le CNS réformé, qui passe de 300 à 600 membres, se réunira à  la mi-octobre à Doha.

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