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Votations fédérales: les communes touristiques soutiennent la révision de la loi sur la chasse

La Conférence qui regroupe 45 communes touristiques suisses se dit inquiète de la présence du loup sur le territoire et demande un meilleur contrôle des populations de grands carnivores, mettant en avant les intérêts du secteur touristique.

13 août 2020, 12:04
La révision de la loi sur la chasse sera soumise à votation le 27 septembre prochain.

La Conférence des présidents de communes touristiques de montagne soutient la révision de la loi sur la chasse, en votation le 27 septembre prochain. Elle se dit «préoccupée» par la propagation du loup et son impact sur le tourisme.

«Cette loi est dans l’intérêt du tourisme. Elle permet d’éviter les conflits entre les grands prédateurs et les touristes», écrit jeudi la Conférence dans un communiqué. Rappelant que les loups sont de plus en plus nombreux sur le territoire suisse, les présidents de communes touristiques de montagne estiment que leurs citoyens et leurs hôtes sont «déstabilisés» et qu’il faut des règles «plus claires» pour gérer les grands carnivores.

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Autre argument en faveur de la révision la loi, l’utilisation de chiens de protection contre les loups occasionne «des conflits» avec les activités touristiques, poursuit la Conférence qui regroupe 45 communes suisses. Elle juge que ces chiens réagissent de manière «très agressive» face à des randonneurs ou des cyclistes. En Valais, certains chemins pédestres ont déjà dû être fermés au public.

Cette mesure est justifiée, car les cantons connaissent bien la situation sur leur territoire.
La Conférence des présidents de communes touristiques de montagne

La Conférence présidée par le Valaisan Luc Fellay relève également que des alpages sont abandonnés en raison de la présence du loup. Envahis par les broussailles, ces alpages deviennent ainsi moins attractifs pour les touristes.

La Conférence rappelle que la loi révisée doit donner davantage de compétences aux cantons pour la gestion de certains animaux. «Cette mesure est justifiée, car les cantons connaissent bien la situation sur leur territoire», écrit-elle dans son communiqué. Elle conclut en affirmant qu’un «oui» le 27 septembre permettrait d’avoir « les bases nécessaires à une coexistence entre les humains et les grands carnivores.»

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