Coronavirus: «Le Conseil fédéral dicte nos vies»

Le Grand Conseil vaudois souhaite une planification publique qui permettrait aux cafés-restaurants, aux commerces non essentiels et aux lieux culturels et sportifs d’anticiper leur réouverture, après la levée des restrictions fédérales. Acceptée mardi à une large majorité, une résolution en ce sens a été transmise au Conseil d’Etat.

16 févr. 2021, 16:51
Le conseiller d'Etat Philippe Leuba chargé de l'économie a relevé l'inutilité de cette résolution.

Les différents indicateurs liés à la situation sanitaire (taux d’infection, taux de reproduction, taux d’hospitalisation notamment) permettent d’envisager l’allègement des contraintes fédérales. Notamment l’interdiction d’exploiter les cafés-restaurants, les commerces non essentiels et les lieux culturels, a relevé en substance le président de groupe UDC Philippe Jobin, auteur de la résolution.

La planification claire, transparente et publique demandée par ce texte, doit permettre de préserver au mieux les emplois, ainsi que de rétablir la liberté de chacun, a-t-il ajouté.

Différents scénarios

Le conseiller d’Etat Philippe Leuba chargé de l’économie a relevé l’inutilité de cette démarche. «Le gouvernement n’a pas attendu et n’attendra pas cette résolution pour travailler sur différents scénarios. Pour l’instant seul le Conseil fédéral a la main. Il dicte nos conditions de vie», a-t-il dit.

Il est vrai que son dispositif peut aisément susciter la critique. La pression des normes étatiques est très forte, comme jamais depuis la dernière Guerre mondiale. Mais ces décisions ne sont pas prises à la légère, a souligné le ministre.

Des députés, en majorité de droite, ont cependant soutenu cette résolution, arguant que les membres de la société civile attendent aussi d’être entendus par le biais du Parlement. La semaine dernière, ils avaient déjà soutenu une résolution du PLR demandant «un retour à une normalité encadrée».

Manger chaud à midi

Dans la foulée, le plénum a accepté une autre résolution de l’UDC Yvan Pahud. Afin d’autoriser la transformation temporaire des bistrots, cafés et restaurants en «cantines» pour que les travailleurs mangent chaud à midi, le texte demande au Conseil d’Etat d’intervenir à Berne afin de modifier l’ordonnance Covid.