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Grand Conseil: débat sur la reconnaissance de la communauté musulmane

Le Grand Conseil vaudois a été le théâtre mardi d'un débat animé portant sur la reconnaissance de la communauté musulmane.

20 janv. 2015, 19:10
Par 143 voix contre 4 et 2 abstentions, les députés ont plébiscité finalement le projet qui leur était soumis.

Dans un contexte européen tendu, le député François Brélaz (indépendant, ex-UDC) a martelé mardi au Grand Conseil vaudois son opposition à la reconnaissance de la communauté musulmane, dont la religion est incompatible, selon lui, avec les constitutions suisse et vaudoise. Le gouvernement a rappelé la démarche rigoureuse mise en place et la nécessité de respecter les règles démocratiques.

La reconnaissance de la communauté musulmane est "impossible", a affirmé François Brélaz. "C'est le choc des civilisations, c'est une doctrine intransigeante qui ne permet pas la liberté, mais veut la soumission à Allah", a-t-il poursuivi.

Pas d'intégration

Même les droits de l'homme doivent finalement se soumettre à la Charia. "On ne peut pas quitter l'Islam. Le musulman n'est pas là pour s'intégrer, mais pour s'imposer et dominer", a déclaré François Brélaz.

Face à ces propos, le socialiste Philippe Randin a jugé que le président du Grand Conseil Philippe Nicolet manquait d'autorité et qu'il aurait dû intervenir. Il a dénoncé ces attaques "à boulets rouges" contre les musulmans et a appelé à la compréhension entre les habitants du canton de Vaud.

Pour l'UDC Jean-Luc Chollet, l'Etat n'a pas à se mêler de théologie mais devra se montrer intraitable sur le respect des règles démocratiques valables pour tous les mouvements religieux. "Ni plus, ni moins".

Rigueur et exigence

La conseillère d'Etat Béatrice Métraux a souligné que l'Etat ne reconnaissait pas des religions, mais des communautés religieuses. Le gouvernement saura montrer dans ce processus "la rigueur et l'exigence" nécessaire à assurer la paix confessionnelle dans le canton de Vaud, a-t-elle dit.

Non seulement l'examen sera minutieux pour savoir si une communauté respecte "toutes les règles démocratiques", mais ensuite il y aura une période probatoire, a rappelé Béatrice Métraux. L'attachement à la société vaudoise et à ses valeurs devra être scrupuleusement observé, a-t-elle affirmé.

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