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Asile: Pierre Maudet dénonce "l'imposture" de No Bunkers

Selon le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, le collectif No Bunkers, qui soutient les requérants d'asile refusant d'être logés dans des abris souterrains à Genève, est une "imposture".

25 août 2015, 16:18
Le collectif No Bunkers, qui soutient les requérants d'asile refusant d'être logés dans des abris souterrains, est "une imposture", dénonce le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet.

Le collectif No Bunkers, qui soutient les requérants d'asile refusant d'être logés dans des abris souterrains, est "une imposture", dénonce le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet. Le mouvement "trompe" la population à des fins politiques, estime-t-il.

"Ce ne sont pas des requérants, mais en large majorité des déboutés du droit d'asile ou des personnes frappées de non entrée en matière (NEM), en instance de renvoi", déclare M. Maudet dans un entretien diffusé lundi par La Tribune de Genève.

Jeudi, No Bunkers avait lancé un appel à la solidarité des Genevois en leur demandant, s'ils en avaient la possibilité, d'accueillir chez eux un ou plusieurs requérants membres du collectif pour une durée allant d'un à trois mois.

Pour le ministre genevois chargé de la sécurité, une telle solution pose un "problème de légalité et d'opportunité". "Ce n'est ni faisable ni souhaitable", martèle-t-il. Ces requérants se sont vu opposer un refus définitif et "beaucoup sont des délinquants", ajoute-t-il.

Violence, vols et drogue

Même s'il n'a pas reçu les noms des migrants soutenus par le collectif, contrairement à ce que No Bunkers avait promis, M. Maudet affirme que ses services disposent du dossier pénal de nombre d'entre eux. "Il s'agit notamment de jeunes célibataires, venus pour des raisons économiques, ayant commis en Suisse des actes de violence, des vols ou du trafic de drogue", remarque-t-il.

Le combat de No Bunkers est "indéfendable", estime l'élu PLR. "Le collectif braque la population, ajoute à la complexité (...) de l'asile, entretient l'idée que la politique mise en place est inhumaine et indigne". Selon lui, la ville de Genève, qui a accepté de laisser les réfugiés occuper la maison des arts du Grütli, puis la salle du Faubourg, "s'est laissé manipuler".

Pierre Maudet relève encore que le canton fait davantage d'efforts pour expulser les personnes déboutées ou NEM. "Le nombre de renvois exécutés est passé de 658 en 2013 à 1068 en 2014", en hausse de 40%.

La cinquantaine de requérants d'asile, qui refusent d'être logés dans des abris souterrains, a obtenu de la ville l'autorisation de rester jusqu'à lundi dans la salle du Faubourg.

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