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Genève en pôle position pour héberger les réfugiés chez l'habitant

Le canton de Genève va renforcer son dispositif d'hébergement de réfugiés chez l'habitant. Contrairement au canton de Vaud, il ne va cependant pas retirer ce mandat à l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés et le reprendre à son compte.

09 mai 2016, 17:33
Mauro Poggia, conseiller d'Etat genevois, estime que quelques dizaines de réfugiés peuvent être hébergés par la population.

Le canton de Genève va renforcer son dispositif d'hébergement de réfugiés chez l'habitant. Contrairement au canton de Vaud, il ne va cependant pas retirer ce mandat à l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) et le reprendre à son compte.

Le canton avait demandé un rapport à l'OSAR sur la question. Il voulait pouvoir se déterminer sur cette base. Au total, 61 familles se sont montrées disposées à accueillir chez elles un réfugié depuis août 2015. Au final, l'OSAR a placé 7 personnes, a expliqué lundi à l'ats le conseiller d'Etat Mauro Poggia.

Ce chiffre reste modeste, a admis le magistrat. Le canton va donc laisser continuer l'OSAR dans son projet. Mais il va voir avec l'Hospice général de quelle manière le dispositif peut être renforcé. M.Poggia estime que plusieurs dizaines de réfugiés pourraient être placés chez l'habitant à Genève.

"Il existe un aspect symbolique à ne pas négliger", a souligné le conseiller d'Etat. L'hébergement de réfugiés chez des particuliers peut contribuer à atténuer les craintes de la population vis-à-vis des migrants. Le canton de Genève juge donc l'idée bonne, et proposera une voie parallèle à celle de l'OSAR.

M.Poggia va notamment discuter avec plusieurs associations d'aide aux réfugiés, dont celles qui s'opposent à un hébergement des migrants dans des abris souterrains. Le magistrat va leur demander les coordonnées de familles prêtes à accueillir des personnes, et leurs conditions.

Le problème ne vient cependant pas toujours du manque de familles d'accueil. "La difficulté est également de trouver des migrants qui sont prêts à aller chez l'habitant", a relevé M.Poggia. Des personnes célibataires ont parfois une certaine méfiance à se lancer et préfèrent rester au sein de leur communauté.

 

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