Routes nationales: un milliard supplémentaire pour les goulets d'étranglement

Le Conseil fédéral a mis en consultation mercredi un crédit de près d'un milliard de francs supplémentaire destiné à désengorger le réseau routier dont celui de Meyrin/Vernier-Le Vengeron.
07 août 2015, 11:13
Près d'un milliard de francs supplémentaire devrait permettre de désengorger le réseau routier. Le Conseil fédéral a mis en consultation mercredi ce crédit destiné à l'élargissement de trois tronçons dont Meyrin/Vernier-Le Vengeron (GE, photo).

Près d'un milliard de francs supplémentaire devrait permettre de désengorger le réseau routier. Le Conseil fédéral a mis en consultation mercredi ce crédit destiné à l'élargissement de trois tronçons: Meyrin/Vernier-Le Vengeron (GE), Luterbach-Härkingen (SO) et Andelfingen-Winterthour (ZH).

Ces 995 millions de francs émargent de l'enveloppe totale de 5,5 milliards débloquée en 2009 pour le programme d'élimination des goulets d'étranglement sur les routes nationales. Ce programme doit être actualisé tous les quatre ans. En 2009, près de 1,4 milliard avait été débloqué pour quatre projets urgents, dont Crissier (VD).

Ces travaux sont en cours ou ont été achevés entretemps. Ils permettent de remédier à la forte croissance du trafic sur les routes nationales, qui a plus que doublé au cours des vingt dernières années. Certains tronçons atteignent ainsi leur limite de capacité.

Autres projets en gestation

Dans ce deuxième programme mis en consultation jusqu'au 7 août, le Conseil fédéral présente aussi les travaux qui doivent encore être financés par les quelque 3,2 milliards restants. Il s'agit de projets concernant les régions de Bâle, Berne, Genève, St-Gall et Winterthour ainsi que le secteur de Zurich-Aéroport.

La réalisation des projets pour un volume d'investissement de 5,5 milliards de francs permettra de désengorger au moins 100 kilomètres de routes fortement surchargées. Il reste cependant près de 430 kilomètres de routes nationales qui, faute de mesures, seront régulièrement saturés d'ici à 2030, précise le Département fédéral des transports (DETEC) dans un communiqué.

Les engorgements les plus graves surviennent dans les grandes villes et agglomérations en raison de la superposition des trafics suprarégional et d'agglomération.