Skyguide: huit licenciements à Genève et Zurich

Huit licenciements ont été prononcés parmi les plus bas salaires de la société de contrôle aérien Skyguide à Zurich et à Genève. Les syndicats ont proposé des mesures alternatives pour éviter cette casse sociale mais la direction a refusé, selon eux, de négocier.

25 nov. 2015, 12:36
A Genève des employés des entreprises de services de l'aéroport de Cointrin s'étaient mobilisés en 2010 pour dénoncer des conditions de travail dégradées. Aujourd'hui les mêmes syndicats appellent à la mobilisation contre les décisions de la direction de Skyguide.

Skyguide dégraisse parmi ses plus bas salaires. Huit licenciements ont été prononcés, dont 3 à Genève et 5 à Zurich. Les syndicats estiment ne pas avoir été écoutés et envisagent des mouvements sociaux si la société ne revient pas sur cette mesure.

La société nationale de contrôle aérien justifie sa décision par la hausse des coûts en matière de personnel. A l'origine de cette préoccupation selon les syndicats, une directive européenne qui ne s'appliquera que dans neuf ans. Les suppressions de 13 postes, dont huit licenciements, permettront d'économiser 1,2 million de francs.

Skyguide, entreprise de droit privé dont l'actionnaire quasi unique est la Confédération, a écarté une externalisation du secteur "Administratif, opérationnel et technique" (AOT) où se portent les efforts. Les contrôleurs ne sont pas concernés.

Les représentants syndicaux se sont étonnés que ces mesures d'économies d'une entreprise qui fait du profit visent les plus bas salaires. Selon les syndicats, le nombre de cadres a progressé en dix ans de 120% contre 3% pour l'augmentation des autres collaborateurs.

Renégociation de la CCT

Un mauvais signal au moment où la convention collective de travail (CCT) du secteur AOT est renégociée, selon le secrétaire syndical du SSP dans ce dossier, Jamshid Pouranpir.

Au total, selon un rapport parlementaire de 2013 cité par les deux institutions, la masse salariale représente moins de 50% du chiffre d'affaires. Contrairement aux 70% avancés selon elles par l'entreprise.

Mais au-delà, les syndicats dénoncent le comportement de l'entreprise qui n'a pas pris en compte les mesures alternatives qu'ils ont proposées. 

Si aucune négociation ne reprend, des mouvements sociaux qui pourraient "paralyser tout ou partie de l'activité" seront envisagés, selon le secrétaire syndical du Si-TrA, Yves Mugny.