Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Terrorisme: Genève continue à vivre normalement, la traque des suspects continue

Pas d'état d'urgence à Genève mais une vigilance élevée alors que la police du canton cherche toujours activement des suspects probablement liés aux attentats de Paris. Les festivités de l'Escalade sont maintenues pour ce week-end.

11 déc. 2015, 11:29
/ Màj. le 11 déc. 2015 à 20:32
Le porte-parole du Ministère public genevois n'a pas voulu communiquer le nombre de personnes recherchées par les forces de l'ordre.

Les forces de l'ordre du bout du lac continuaient de rechercher plusieurs personnes soupçonnées d'avoir prêté allégeance à l'Etat islamique. Dans le cadre de cette affaire, la justice genevoise a ouvert une procédure pénale pour actes préparatoires délictueux. Rien de l'enquête n'a toutefois filtré.

Le porte-parole du Ministère public genevois Henri Della Casa n'a pas voulu communiquer le nombre de personnes recherchées par les forces de l'ordre. Les médias évoquent entre quatre et six suspects. La presse a même publié des photos de certains terroristes présumés, dont le visage a été flouté.

Une camionnette louche

En fin de journée, la police genevoise a déployé d'importants moyens pour contrôler un véhicule, à proximité de Vésenaz. La "Tribune de Genève" et le journal français le "Dauphiné Libéré" parlaient eux de l'arrestation de deux Syriens et de la présence dans la voiture de traces d'explosif. Cette information n'a pas été confirmée par la police genevoise.

Contacté par l'ats, le Ministère public de la Confédération (MPC) a dit n'avoir aucune connaissance des arrestations "concernant notre procédure pénale en cours". Le MPC a ouvert une enquête pénale "sur la base d'une menace terroriste dans la région de Genève". Le but principal des autorités "est d'empêcher un événement terroriste".

La justice genevoise n'a pas non plus voulu dire si des arrestations ont eu lieu et si des perquisitions ont été menées. Un véhicule utilitaire immatriculé en Belgique a notamment alerté les enquêteurs sur une potentielle menace terroriste. Cette fourgonnette aurait été aperçue au centre-ville de Genève.

Selon plusieurs médias, le véhicule serait rentré en Suisse dans la nuit de mardi à mercredi en passant par les Rousses (F). Un peu avant de franchir la frontière, la camionnette aurait été contrôlée côté français. Elle aurait ensuite été aperçue à Genève, puis serait retournée en France par la douane de Veyrier (GE).

Malgré le relèvement du niveau d'alerte terroriste, aucune manifestation n'a pour le moment été annulée à Genève. La question se posait notamment pour les festivités de l'Escalade, qui réuniront ce week-end des milliers de personnes au centre-ville et se termineront dimanche par un grand défilé historique.

L'ONU "cible naturelle"

Vendredi, le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet est venu brièvement rencontrer le directeur général de l'ONU Michael Moeller pour l'informer des efforts du canton, les organisations internationales représentant des "cibles naturelles" pour des terroristes.

L'appréciation du niveau de la menace n'a pas changé par rapport à jeudi. "Nous nous donnons les moyens de tenir un certain nombre de jours au niveau du dispositif policier. Pour nous, c'est un effort soutenu", a indiqué le responsable du département de la sécurité et de l'économie (DSE).

Alerte venue de l'étranger

La Confédération a été informée d'une menace terroriste à Genève par un service de renseignement étranger, a précisé à la presse la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga. Il n'existe pas d'indice que la Suisse soit actuellement une cible directe de l'Etat islamique, a-t-elle ajouté.

Elle a transmis ces informations aux autorités cantonales pour vérification. La collaboration entre la Confédération et les cantons fonctionne bien et c'est un élément central dans la lutte contre le terrorisme.

Selon Stefan Blättler, président de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS), les policiers suisses sont bien équipés pour intervenir contre d'éventuels terroristes. Mais même avec le matériel le plus cher, il n'est pas possible d'empêcher à coup sûr une attaque, souligne-t-il.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias