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«La psychiatrie ne peut pas tout»

Quel rôle pour Curabilis dans la prise en charge de détenus atteints psychiquement?

06 déc. 2015, 23:31
/ Màj. le 07 déc. 2015 à 00:01
Vue des batiments de la nouvelle prison de Curabilis lors d'une visite de press avant l'inauguration, ce vendredi 4 avril 2014 a Puplinge pres de  Geneve. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi) SCHWEIZ GEFAENGNIS CURABILIS

ats

info@lacote.ch

Le nouveau responsable médical de la prison-hôpital Curabilis à Genève, Panteleimon Giannakopoulos, estime qu’en psychiatrie il y a des pathologies dont on ne peut se défaire. «Tous les troubles de la personnalité ne peuvent pas être améliorés par une prise en soin psychiatrique», selon ce psychiatre.

«Il y a des gens qui ne peuvent évoluer qu’à travers la punition», explique le professeur Giannakopoulos, dans un entretien publié dans Le Matin Dimanche. En poste depuis le 1er décembre, ce spécialiste réputé précise que «pour une minorité de détenus, les perspectives thérapeutiques sont extraordinairement limitées voire nulles».

Pour autant, les criminels doivent être soignés, selon le spécialiste. Le drame d’Adeline, la sociothérapeuthe tuée en 2013 par un détenu, ne remet pas en cause cette position.

«La vraie question, c’est la rigueur de la démarche que l’on mène pour s’occuper des détenus», souligne le psychiatre. Il mise...

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