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Décès d'une recrue à Bière: la procédure reprend

Les parents d'une recrue décédée au CHUV de Lausanne après un arrêt cardiaque à la caserne de Bière, en juillet 2012, ont obtenu l'annulation d'une décision de classement de la justice vaudoise. Le Tribunal fédéral (TF) accepte leur recours.

01 nov. 2017, 18:32
Le jeune homme était décédé après avoir souffert de difficultés respiratoires lors des exercices physiques.

Selon l'autopsie réalisée après le décès, la mort du jeune homme est imputable, selon l'hypothèse la plus probable, à un trouble aigu du rythme cardiaque.

Or, des variations de son rythme cardiaque avaient été constatées lors du recrutement, en février 2011. Le jeune homme n'avait pas été averti des résultats de son électrocardiogramme.

Plainte des parents contre deux médecins

Saisi d'une plainte des parents pour homicide par négligence contre les deux médecins, le Ministère public du canton de Vaud avait ordonné le classement de la procédure. Une décision confirmée en appel.

Le Tribunal cantonal (TC) avait nié l'existence d'un rapport de causalité entre le fait que les deux médecins avaient jugé la victime apte au service militaire et son décès. Il avait exclu un lien entre les activités physiques effectuées durant les premiers jours de l'école de recrue et le décès du jeune homme.

Difficultés non prises en compte

En dernière instance, le TF juge que le raisonnement du Tribunal cantonal ne peut être suivi. Il ne prend pas en compte les difficultés physiques rencontrées par la victime dès les premiers jours de son école de recrues.

En effet, après un exercice de course de 4800 mètres, le jeune homme avait respiré difficilement. Il transpirait abondamment et a vomi au terme de l'exercice. Le lendemain, lors d'une autre course, il avait également eu des difficultés respiratoires et une crampe à une jambe.
 

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