Les tribulations d'un Morgien en fauteuil roulant

En situation de handicap, suite à un grave problème de santé, Lionel Dautreppe témoigne de son quotidien dans une ville où les personnes à mobilité réduite rencontrent encore des difficultés à se déplacer. Témoignage.
25 août 2015, 16:11
Balade en ville de Morges avec Lionel Dautreppe pour montrer les difficultés d'accessibilité aux abords de certains bâtiments dont les bureaux morgiens du Quotidien de la Côte.

Immobilisé depuis la fin de l’an 2000 dans un fauteuil roulant, suite aux deux accidents vasculaires cérébraux qui ont frappé cet homme jusque-là en pleine santé, Lionel Dautreppe pousse aujourd’hui un coup de gueule. Et pour cause, il y a quelques jours, le Parisien d’origine, qui siège aussi au Conseil communal, n’a pas pu accéder au bureau du Quotidien de la Côte sur la Grand rue, défendu, comme une forteresse, par ses deux rangées de marches d’escaliers. Un obstacle que son fauteuil  électrique lourd de quelques 300 kilos ne peut franchir.

L’occasion, dès lors, de s’interroger sur la disparition ou non des barrières architecturales qui pourrissent la vie des usagers  de la ville à mobilité réduite. En substance, si Lionel Dautreppe reconnaît les efforts consentis par la commune pour améliorer la situation, en particulier, un hôtel de ville rénové, magnifique  exemple à suivre, avec sa large porte à ouverture automatique et son vaste ascenseur, il n’en va pas de même sur le domaine privé, où les propriétaires tendent à traîner les pieds. En atteste une balade expresse effectuée avec notre interlocuteur, permettant de découvrir, ici et là, quelques aberrations inexpliquées. Comme ce bâtiment occupé par des médecins, où l’ascenseur n’est accessible que via, là encore, trois marches.

Scénario analogue  à l’entrée de cet établissement d’assurance cantonal, avec un double obstacle à surmonter, sous forme d’une surélévation par rapport à la rue et d’une porte lourde et difficile à manoeuvrer… Pourtant, il suffirait de peu pour améliorer les choses, relève Lionel Dautreppe : « un bouton de sonnette pour qu’on vienne vous ouvrir ou une rampe amovible, en matériau léger, pas chère. »
Décidé à sensibiliser la Municipalité et ses collègues du délibérant, l’élu du groupe socialistes, POP et indépendants entend déposer une motion à l’automne. 

La suite dans les éditions payantes (papier + numérique) de ce jeudi.