Saint-Oyens: elle raconte sa drôle de vie de rôliste

Les bois sur les hauteurs de Saint-Oyens se peupleront ce week-end d'étrangers créatures à l'occasion de l'un des plus grands jeux de rôle grandeur nature de Suisse. Rôliste convaincue, Amélie Isoz sera au rendez-vous et nous raconte pourquoi.
25 août 2015, 16:11
Jusqu'à l'an dernier, Amélie Isoz portait son costume de Thétys. Cette année, elle oeuvrera en coulisses.

Historienne le jour, Amélie Isoz se transforme à ses heures perdues en Thétys, une magicienne aux puissants dons de guérison. Pourtant, la jeune femme ne pratique pas le théâtre et encore moins le cinéma. Non, cette enfant de Gimel voue une passion sans bornes au jeu de rôle grandeur nature (GN). Cette activité consiste à incarner physiquement un être de fiction généralement créé par ses propres soins au sein d’un univers qui peut tenir tant de la science-fiction que d’une époque de l’histoire ayant réellement existé.

L’un des plus grands GN de Suisse se tiendra ce week-end au cœur du bois d’Outard au-dessus de Saint-Oyens. Mais, pour la première fois, Amélie Isoz n’y prendra pas part en tant que joueuse et pour cause. Son personnage, Thétys, est passé de vie à trépas lors du précédent volet. Elle a donc été désignée cheffe scénariste cette année. Un rôle crucial, puisqu’elle a non seulement donné corps à l’histoire de cet avant-dernier épisode de la saga, qui fera la part belle aux batailles épiques entre gobelins, elfes et autres créatures, mais s’assurera que les quelque 200 joueurs respecteront bien la trame du scénario.

Les films de «Harry Potter» ou du «Seigneur des anneaux» ont fortement marqué son adolescence, de quoi faciliter son entrée dans le microcosme du jeu de rôle. Si elle a participé depuis 13 ans à plus d’une cinquantaine de GN aux ambiances variées et incarné à peu près autant de personnages différents, Amélie Isoz peine encore et toujours à faire comprendre sa passion à son entourage, qui la juge puérile.

Le récit complet de cette rencontre dans nos éditions payantes du week-end.