Founex: robes longues souhaitées pour les femmes au Conseil communal

Les élues founachues ont été priées de venir au dernier Conseil en robe longue.
29 juin 2016, 23:31
/ Màj. le 30 juin 2016 à 10:50
27.12.2010. Reveillon 31 decembre tenue de soiree. photo Tatiana Huf.

Une phrase écrite en gras sous la date et l’heure de la très officielle convocation à la dernière séance du Conseil communal de Founex a attiré l’attention de nombreux élues et élus: «Les femmes sont priées, dans la mesure du possible, de porter une robe longue.» Ces quelques mots introduisant l’ultime ordre du jour de la législature ont été diversement appréciés par les personnes présentes lundi soir. La vice-présidente du Conseil, Anne Chiari-Bory, qui a par ailleurs présidé la séance en l’absence du président sortant, livre quelques explications: «Il s’agit d’une initiative prise par le président du Conseil. Il désirait que nous soyons particulièrement élégant(e)s pour cette dernière séance de la législature 2011-2016.» Et la vice-présidente de préciser que pour sa part, elle a opté pour une robe mi-longue. Une façon de désapprouver la consigne? «Dieu merci, à Founex, nous sommes encore libres de paroles et d’actes», ajoute-t-elle en souriant.

Tournure maladroite

La municipale Audrey Barchha a également été surprise par cet ordre du jour d’un nouveau genre: «Personnellement, cela ne m’a pas choqué. Je trouve même que ça change un peu et que notre dernier rassemblement de législature a eu un côté plus festif. Et c’était le but poursuivi par notre président.»

Mais l’élue a tout de même ouï quelques commentaires moins positifs: «Certaines étaient embarrassées parce qu’elles n’avaient simplement pas ce type de vêtement dans leur garde-robe. Et il est vrai que la tournure de la phrase était peut-être un peu maladroite, notamment parce qu’elle ne s’adressait qu’aux femmes», concède Audrey Barchha.

La municipale en charge des finances n’a, en tout cas, pas manqué de faire référence à cette consigne vestimentaire lors de sa présentation des comptes de l’exercice 2015. «J’ai précisé que j’avais plutôt l’habitude d’être habillée de façon plus sérieuse lorsque je parle de finance et comptabilité. C’est une question de crédibilité, s’amuse-t-elle. Et puis c’est un bon moyen de vérifier qui, parmi les membres du Conseil, lit attentivement les ordres du jour», plaisante encore Audrey Barchha.

par Gregory Balmat