Gland: reportage dans l'un des derniers vidécolubs à l'heure de l'arrivée de Netflix

Ils étaient les rois du pétrole avant l'arrivée d'Internet. Depuis, les loueurs de DVD se battent tant bien que mal contre une fin qui paraît inéluctable.

22 oct. 2014, 18:43
Rafael Soler lutte comme il peut pour enrayer la lente chute du DVD.

Rafael Soler possède les deux derniers vidéoclubs de la région. Après avoir racheté celui de Gland il y a quatre ans, voilà qu'il vient de reprendre celui de Mies. Jour après jour, son métier apparaît comme une profession de foi, et pourtant il y croit. Certains fidèles continuent à se rendre régulièrement chez lui, en dépit de films de plus en plus directement accessibles grâce au téléchargement ou aux services de vidéo à la demande, tels que Netflix.

«Lorsqu’il pleut, les gens atterrissent chez moi comme des mouches!» plaisante Rafael Soler au moment de la pause-café, non sans perdre de vue sa boutique située juste de l’autre côté de la rue. Son ristretto à peine avalé, le voilà qui bondit de sa chaise et traverse la chaussée. Au loin, une cliente s’approche de la vitrine placardée d’affiches de blockbusters américains. En ce lundi, à l’heure de sortie des bureaux, près d’une dizaine de cinéphiles plus ou moins accros se succèdent presque sans discontinuer dans le petit vidéoclub de Gland...

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