Les Verts glandois: un petit tour et puis s’en vont

Des soucis de toutes sortes obligent la formation politique écolo à devoir mettre la clé sous le paillasson.

27 nov. 2015, 00:12
/ Màj. le 27 nov. 2015 à 09:25
Gland, 26.02.11, Banderole censuree des Verts, Photo Celine Reuille

 

Pas facile d’allier vie privée, professionnelle et politique. Pas facile non plus de recruter de nouveaux membres et de faire face aux soucis de santé comme aux déménagements. Voilà en somme ce qui va pousser les Verts à renoncer à leurs acquis. Constitués en 2011 et faisant leur entrée au Conseil communal avec 8 membres, dont des transfuges du GdG ou du PS, les Verts sont aujourd’hui à bout de souffle. Et vont renoncer non seulement à présenter un candidat à la Municipalité, comme il était initialement prévu, mais, surtout, ils ne présenteront pas non plus de liste pour le Conseil communal. Un coup terrible que personne, au sein du groupe, ne veut commenter pour l’heure. Même si une conférence de presse devrait, la semaine prochaine, officialiser cette fin d’aventure politique. Une conférence conjointe au Parti socialiste, qui aura pour mission de rapatrier dans ses rangs les candidats aux sensibilités écolos.

C’est que les «pontes» du parti que sont Valérie Cornaz-Rovelli ou Patrick Uebelhart, pour des raisons diverses et personnelles, ne poursuivront pas l’aventure. D’après nos informations, seul Moritz de Hadeln, qui avait quitté, non sans tension, le PS en 2011 pour les Verts, voudrait conserver une liste. Sans quoi il lui faudra sans doute aller toquer à la porte… des socialistes. Mais ce come-back politique risque de faire grincer des dents.

Fin de l’écologie à Gland

Du point de vue politique, cette disparition programmée des Verts, conjuguée au non-avènement des Verts’libéraux, comme longtemps souhaité par l’ancien député Patrick Vallat, sonne le glas de l’écologie à Gland. Même si le PS partage en grande partie leurs valeurs. Cette disparition annonce également un renforcement probable de la droite au Conseil communal et, au minimum, le maintien de son rapport de force à la Municipalité, si l’on accepte, bien sûr, que les GdG sont un parti de centre droit. Rodolphe Haener