Le PIR à 15 jours du dénouement

C'est le 30 octobre prochain que cinq communes vont se prononcer sur le Programme des investissements régionaux (PIR). Vote crucial.

15 oct. 2013, 17:11
Le président du Conseil régional Gérald Cretegny fait le point.

Le Programme des investissements régionaux (PIR), et le pari de fédérer les communes d’un district autour d’un plan de financement qu’il représente, va bientôt connaître son dénouement. C’est en effet au soir du 30 octobre prochain que tout devrait se jouer.

A cette date, cinq communes (Commugny, Bursinel, Crassier, Grens et Coinsins) vont se prononcer. Si deux d’entre elles refusent le PIR, alors le projet sera abandonné. Or, les Municipalité de trois d’entre elles vont présenter des préavis négatifs. A 15 jours d’une soirée cruciale pour le district de Nyon, le président du Conseil régional Gérald Cretegny fait le point.

Gérald Cretegny, que penser de communes, déclarées comme réfractaires au PIR, ayant décidé de voter le même soir (30 octobre) ?
Tout d’abord, il faut rappeler que chaque commune a le droit de s’organiser comme elle l’entend. Il s’agit de leur autonomie. Le plus important reste qu’elles se prononcent un jour ou l’autre. Mais je ne veux pas enfermer ces Municipalités dans ce qu’elles ont dit ou fait savoir. Elles ont encore le temps de se rendre compte de l’importance d’un tel projet pour le district.

Exiger une double majorité (38 communes sur 44 et l’équivalent de 90% de la population du district) n’était-il pas trop ambitieux ?
Nous avons placé la barre très haut car nous voulions un district uni pour gérer l’avenir. Nous nous sommes posés une question simple: à partir de quand le but est-il atteint? On a estimé qu’avec 6 communes réfractaires sur 44, le projet pouvait vivre au niveau du district. On a également pensé qu’il fallait que cela représente 90% de la population pour deux raisons simples: ne pas voir un PIR sans une ville centrale et assurer le financement. C’est une décision assez logique. D’ailleurs, le pari est loin d’être perdu.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le journal de mercredi.