Marchand de bonheur venu de Dublin à Nyon, Sam Seale s'est tu à jamais

Après avoir lutté contre plusieurs offensives de la maladie depuis 2014, Sam Seale, le plus nyonnais des musiciens irlandais a expiré son dernier souffle mardi soir dans un lit d’hôpital. Sam Seale venait de fêter ses 55 ans.
09 mars 2017, 00:39
/ Màj. le 09 mars 2017 à 08:18
Sam Seale a vécu plus de trois décennies à Nyon.

Sa vie avait débuté le 1er mars 1962 dans la banlieue de Dublin. Mais Sam Seale, c’était avant tout une personnalité nyonnaise, après trois décennies à arpenter les scènes, à partager ses racines irlandaises, dans un cocktail de folk, de blues et de rock, suivi d’instants de convivialité autour d’une bière.

C’est en 1981 que le musicien est arrivé sur l'arc lémanique. Sans lâcher la musique de rue, l’Irlandais qui écrivait ses propres chansons depuis son adolescence entra en studio et remplit son agenda de dates de concerts. Il y a une vingtaine d’années, il créa à Nyon une Music Business School, plutôt en avance sur son temps.

Pas de quoi devenir riche avec la musique donc, malgré la productivité du bonhomme qui en 1989 a épousé Monique, s’est installé à Nyon et a vu naître ses deux fils Sean et Bryan, respectivement âgés aujourd’hui de 28 et 25 ans. Même si sa carrière n'a pas décollé comme il aurait pu le souhaiter, Sam Seale n’est jamais apparu comme un musicien aigri. «Le succès lui importait finalement assez peu, a pu constater son épouse. Jouer et partager avec un public le faisaient vibrer. On me parle de lui comme un marchand de joie.»

Les funérailles auront lieu dans la stricte intimité de la famille qui emménera les cendres de Sam Seale dans son Irlande natale. En guise d’hommage, la famille accueille volontiers des messages manuscrits à adresser à la route de l’Etraz 58, 1260 Nyon.

 

par Didier Sandoz