L'ancienne directrice Françoise Juillet a passé 20 ans au Quotidien de La Côte

Françoise Juillet a décidé de quitter "son" journal. L’ancienne directrice du Quotidien de La Côte part pour un nouveau défi professionnel. L’occasion de revenir sur une "personnalité" de La Côte hors compétition et de lui souhaiter un bel avenir.

19 nov. 2015, 11:28
/ Màj. le 19 nov. 2015 à 12:33
Françoise Juillet était au Quotidien de la Côte depuis 20 ans.

L’ancienne directrice du Quotidien de La Côte a décidé de nous quitter. Françoise Juillet part pour un nouveau défi professionnel. C'est Catherine Meresse qui la remplace à la tête du service commercial de votre journal. Certes, c’est une «historique» qui s’en va. Mais il y a fort à parier que malgré ses vingt ans de boîte, Françoise réfuterait le qualificatif. "Je fus très tôt plongée dans les responsabilités, cinq ans après le décès de mon père Louis, j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour de la gestion de l’entreprise familiale. De son vivant, on allait en URSS pour monter des chaînes de fabrication d’électrodes pour souder. En 1995, c’était la crise économique, la première "Guerre du Golfe" était passée par là... j’avais eu une envie d’autres choses".

L’ancienne apprentie en agrobiologie monte dans le train de La Côte avec l’aide de Joseph Crisci, "un grand monsieur, responsable commercial du journal à l'époque. Je n’avais rien à perdre, je n’avais pas d’indemnités chômage… je me suis dit "on verra bien"... Résultat, j’ai fait grossir le chiffre d’affaires grâce à mon relationnel, ça a marché." Il faut dire que Françoise est partout, de la SIC Nyon au sponsoring des petites équipes de sport en passant par l’appui aux petits commerçants, la courtière gagne du crédit en tant que mandataire commerciale et au bout de six-sept ans de ventes non-stop, elle bifurque pour devenir pionnière des médias numériques pour le groupe que compose La Côte et ses journaux associés.

Le Quotidien de La Côte serait mort

"Sans Philippe Hersant, Le Quotidien de La Côte serait mort..." dit Françoise en forme de remerciement au propriétaire. Au début des années 2000, c’est une nouvelle ère qui commence pour le journal et la commerciale devient, dans les locaux de la Colombière, responsable des sites internet. Rien de plus normal après tout quand on est super-connectée.

"L’un de mes meilleurs souvenirs professionnels arrivera ensuite avec ma nomination au bureau de Morges où on m’a accueillie avec beaucoup de méfiance. Je me suis fait mettre à la porte de chez certains clients alors que je venais vendre des annonces publicitaires… Je me suis alors inscrite dans le comité des commerçants de la Gare de Morges..." Bien lui en a pris, Françoise Juillet s’est fait accepter à force d’être elle-même, disponible, gentille… à l'écoute des besoins de tous.

"L’important dans notre vie de média local, c’est d’être positif et de soutenir toute une région, l’économie, les associations… ce que Contessa Piñon fait admirablement avec son équipe de la rédaction. Moi je me suis efforcée de mettre de l’humain, de faire confiance aux gens et de soutenir ceux qui en avaient besoin. Mon nouveau défi a été approuvée par ma maman. Elle m'a dit «quoique tu fasses, ils vont pas te couper la tête»… Donc je suis partie de La Côte, un journal que je vois évoluer dans une version nouvelle un jour, sous forme de quotidien du soir ou d’hebdomadaire avec un site internet qui délivre les informations toute la journée" conclut-elle en visionnaire du métier. Bonne suite, Madame la Directrice!