Le petit mot sur le tableau de bord n'a pas permis d'éviter l’amende

Une automobiliste nyonnaise n'a pu payer à l'horodateur le parking de sa voiture quai Louis-Bonnard ce jeudi. Le parcmètre était défaillant d'après sa constatation. Elle a expliqué dans un petit mot posé derrière le pare-brise sa mésaventure. Elle a quand même été collée. Quelle est la procédure en cas de contestation d’une amende? Explications.

10 déc. 2015, 23:39
/ Màj. le 11 déc. 2015 à 07:55
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Jeudi matin, quai Louis-Bonnard à Nyon. Trois personnes autour d’un parcomètre. Les automobilistes doivent entrer le numéro de leur place de parc avant de payer, mais n’y arrivent pas. Pour la 28, par exemple, la machine refuse de prendre en compte le 2. Pressée, la personne qui occupe cette fameuse place 28 décide alors de mettre un petit mot sur le tableau de bord de son véhicule, bien visible depuis l’extérieur: «Bonjour, l’horodateur n’a pas voulu prendre le 2 de ma place 28», espérant que sa bonne foi sera prise en compte par un éventuel agent chargé de contrôler le stationnement.

Que nenni! En revenant une heure plus tard, l’automobiliste découvre une bûche de 40 francs, pour avoir «dépassé la durée de stationnement de 2 heures au plus».

«En général quand un assistant de sécurité publique voit un tel mot sur un pare-brise, il vérifie si le parcomètre en question ne fonctionne pas. Si c’est le cas, on en tient compte», indique le commandant Rochat, de Police Nyon Région. Les horodateurs peuvent tomber en panne une ou deux fois par an et celles-ci sont dûment répertoriées, le lieu, la date, l’heure... Comme le veut la procédure, l’agent est donc allé tester l’appareil, explique le commandant Rochat, et... a pu entrer le fameux numéro de place, d’où l’amende.

Que peut faire l’automobiliste dans ce cas-là? «Faire opposition en écrivant au président de la commission de police qui statuera», répond le commandant Rochat.

Mais quelle argumentation peut apporter l’automobiliste. Confronté à un tel dysfonctionnement, il pourrait par exemple filmer ou photographier l’horodateur avec son smartphone, pour pouvoir le cas échéant défendre sa cause avec un «témoignage» pris sur le vif. C’est cependant là un conseil que ne dispense pas la police, dans le cas présent... marie-christine fert