Un nouvel ouvrage sur l'Histoire vaudoise

«Jamais notre passé n’a été si présent». Cette phrase accompagne la sortie d’un nouvel ouvrage sur le canton de Vaud. «Histoire vaudoise» est le travail d’un collectif d’auteurs et d’une collaboration entre deux éditeurs, soit la Bibliothèque historique vaudoise (Bhv) et Infolio, basé à Gollion.

16 déc. 2015, 14:49
/ Màj. le 17 déc. 2015 à 06:30
A Longirod une place porte le nom du dernier président, vaudois, de la Confédération.

«Le tome 4 de l’encyclopédie illustrée du Pays de Vaud a déjà 40 ans et ne parle pas du XXe siècle. Aujourd’hui, nous avons davantage de recul et avons donc mis l’accent sur le siècle passé. Nous avons également voulu mettre en évidence les recherches effectuées dans le cadre du Bicentenaire, ainsi que les éléments qui sont ressortis des diverses fouilles archéologiques», répond Antoine Rochat, de Bhv. «L’histoire suisse est complexe et ne peut être comprise sans un détour dans tous les micro-états qui la compose», a ajouté Olivier Meuwly, directeur scientifique de la publication, lors de la présentation officielle le 3 décembre à Lausanne.

En ce jour où le nouveau Conseiller fédéral Guy Parmelin est accueilli et fêté à Nyon, retour sur quelques précédents Vaudois qui ont fait partie des sept Sages. A commencer par le dernier, Jean-Pascal Delamuraz. Dans le livre "Histoire vaudoise", il figure notamment en photo "en conversation avec son collègue Kaspar Villiger lors du Congrès des radicaux le 22 avril 1995 à Interlaken". Le texte rappelle que "les modifications du rôle des associations et de la place des villes illustrent cette rupture, qui surprend radicaux, libéraux et Union démocratique du centre: la popularité du radical Jean-Pascal Delamuraz, longtemps syndic de Lausanne et conseiller fédéral de 1983 à 1998, ne suffira plus à fédérer les énergies bourgeoises, pas plus que les compétences juridiques des conseillers d'Etat libéraux Louis Guisan et Claude Bonnard. La société veut s'exprimer: à partir des années 1970, sur le plan suisse, le nombre des initiatives populaires explose. La question de la place de la femme dans la société devient à son tour brûlante et le suffrage féminin est enfin inscrit dans la Constitution fédérale en 1971."

Son prédécesseur, Georges-André Chevallaz, a également droit à sa photo. On le voit, en 1963 alors syndic de Lausanne, remettant la bourgeoisie d'honneur au compositeur et chef d'orchestre Ernest Ansermet. Des centaines d'autres personnages vaudoises, mais aussi des lieux, sont évoqués ou détaillés dans ce livre.

Un article revenant sur quelques autres éléments de ce livre est à lire dans le tout-ménage de ce jeudi 17 décembre.