Passer du groove à l’electro en cinq minutes

Aux Hivernales de Nyon, les salles de concert sont très rapprochées les unes des autres. Samedi soir, on pouvait changer de style de musique et d’ambiance en un rien de temps.
26 févr. 2017, 11:40
Akua Naru, poétesse des temps modernes, a séduit l'Usine à Gaz samedi soir au rythme d'un hip-hop jazzy

Difficile de choisir un seul endroit où passer l’entier de la soirée aux Hivernales. Samedi soir, pas moins de 14 artistes se sont produits au festival de Nyon sur 9 scènes différentes. Une programmation qui a notamment fait la part belle au groove et aux musiques électroniques. Récit d’une soirée faite d’aller-retour entre Perdtemps et les bords du lac.

Les festivités débutent à l’Usine à Gaz avec les Chaux-de-Fonniers Koqa Beatbox et leur trip-hop mélancolique teinté de jazz et d’electro. Devant une salle pratiquement vide mais chaleureuse, le trio emmené par le beatboxer Arthur Henry ne se démonte pas et présente les morceaux de son premier album «Nor Will Ever Be» avec passion.

À peine le temps de remonter à la Salle communale pour voir Superpoze aux platines sous ses longs néons que l’on décide d’aller prendre une cure de rock. À La Parenthèse, il y a foule. Difficile de se faufiler dans le long couloir pour apercevoir les visages du jeune duo Ropoporose. Il faudra malheureusement se contenter d’écouter les quelques notes de guitare qui arrivent jusqu’à nous.

Direction l’Usine à Gaz à nouveau, où Akua Naru vient de prendre ses marques. La rappeuse américaine réussit à chauffer la salle avec une énergie débordante et un sens du groove impressionnant. Son hip-hop teinté de jazz et de funk subjugue grâce à une sensualité contagieuse. Coup de cœur.

À Perdtemps, le public adolescent est de sortie. Il est venu voir Møme, nouvelle coqueluche française de l'electro. Le musicien présente «Panorama», un live-show impressionnant où il apparaît au milieu d’une grande installation faite de platines, de pads électroniques, de cymbales, et sur laquelle se projettent des visuels. La foule, téléphone en l’air, devient hystérique. Le DJ termine son show debout sur ses platines pour un solo de guitare électrique. Un nouveau phénomène dont on risque fort d’entendre parler ces prochains mois.

par Alexandre Caporal