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Plaidoyer en faveur des fusions

"Asse & Boiron" figure parmi les sept nouveaux projets vaudois.

26 mars 2012, 00:01
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bianconcini@lacote.ch

Les fusions ont refait parler d'elles jeudi lors de l'assemblée générale de l'Association de communes vaudoises (AdCV) qui s'est tenue à Commugny. Un sujet qui reste brûlant en Terre Sainte avec le refus du Conseil de Founex qui avait fait capoter tout le projet en 2010.

Les fusions sont pourtant dans l'air du temps. Comme l'a expliqué Laurent Curchod, surnommé "Monsieur Fusion", en 1900 le canton de Vaud comptait 388 communes. Il en restait 326 au 1 er janvier 2012 et 318 au 1 er janvier 2013. "Les choses vont vite, il y a dix ans on ne parlait pas de fusion dans le canton de Vaud."

 

Retour sur l'échec de la fusion de Terre Sainte

 

Il rappelle l'échec le plus emblématique, celui de Terre Sainte. "Cela aurait été la plus grande fusion, celle qui passe d'un statut de village à celui d'une ville. Si Terre Sainte avait moins besoin de fusionner, il n'en demeure pas moins qu'elle rencontre des problèmes de recrutement de municipaux. "

Si pour un élu de Terre Sainte, ce n'est pas un échec, vu qu'un certain nombre de personnes n'était pas convaincu, Raymonde Schoch, syndique de Commugny relève que les autorités politiques se sont peut-être un peu précipitées. "L'étude était un peu technocratique et il y a peut-être eu un défaut d'écoute."

Raymonde Schoch poursuit qu'un premier bilan a été fait, soulignant que depuis cette nouvelle législature, il y a eu des changements au niveau des instances politiques de Terre Sainte, seuls trois syndics sur huit sont restés. Pour le nouveau syndic de Mies Pierre-Alain Schmidt, il ne faut pas être trop ambitieux, et "commencer petit à petit". "C'est au point mort, on cherche des pistes, cette fusion avait amené tellement d'espoirs au niveau des autorités, qu'il faut digérer avant de repartir", conclut Pierre Stampfli, l'un des trois syndics de l'ancienne équipe.

 

Projet "Asse & Boiron"

 

Laurent Curchod évoque parmi les sept projets en cours, qui impliquent 43 communes, celui de "Asse & Boiron". "Très proche de celui de Terre Sainte, il est important. Cela représente neuf communes et 7500 habitants." Première étape, le préavis d'intention, qui a été accepté lors de la précédente législature. " Actuellement, cinq communes sur huit ont accepté le crédit pour la réalisation d'un processus de rapprochement et les trois dernières vont le passer devant leur Conseil" , conclut Claude Hibbert Pirl syndique de Gingins.

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