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Risque terroriste: pas de panique à Paléo

Quelle sera la ligne sécuritaire de cette première édition "post-attentats"? Réponses de Pascal Viot, responsable sécurité, à un peu plus d'une semaine du lancement du festival.

10 juil. 2016, 11:47
Les responsables de la sécurité du festival ont mis au point une échelle de risques. Mais ne souhaitent pas communiquer sur les détails de leur dispositif.

Dans un peu plus d’une semaine, 230 000 spectateurs fouleront la Plaine de l’Asse. Ce sont près de 1000 bénévoles qui se chargeront de leur sécurité. Une machinerie bien rodée. Mais cette année aura un goût un peu particulier puisqu'il s'agira de la première édition "post-attentats" parisiens. Le festival a-t-il à cet effet adopté une ligne différente des années précédentes? Le tour de la question avec Pascal Viot, responsable sécurité.

Pascal Viot, peut-on parler d’un «après 13 novembre» pour les organisateurs de spectacles?
Le fait que ces attentats aient touché une salle de concert a évidemment provoqué une réaction importante dans le milieu. Très vite, les organisateurs d’événements ont noué des contacts entre eux, pour échanger sur cette nouvelle problématique. En France et dans un deuxième temps en Belgique, il y a aussi eu une pression de principe de la part des autorités. Pour inciter les organisateurs à prendre de nouvelles mesures. Mais, d'un point de vue opérationnel, cela reste à l’appréciation de chacun. Parce que le terrorisme est un risque nouveau et que nous manquons encore de recul.

De leur côté, les autorités suisses ont-elles édicté des mesures particulières pour les grandes manifestations?
Non, il n’y a pas eu de pressions particulières. Et ce d’autant moins pour Paléo. Car nous avons des contacts suivis avec les autorités durant toute la préparation du festival.

Avant novembre, le risque terroriste était-il déjà envisagé par les festivals?
Oui. Par exemple, deux mois plus tôt, j’étais à Hambourg pour suivre un séminaire du Yourope Event Safety Group (ndlr: groupe de réflexion sur la sécurité mis sur pied par les festivals européens). J’ai assisté à une présentation d’un représentant des services anti-terroristes anglais. Ils ont développé tout un protocole pour lutter contre le terrorisme lors de grands événements publics. Nous étions plusieurs responsables de festivals européens à assister à cette conférence. Elle était intéressante. Mais, inconsciemment, on se sentait un peu loin de tout ça. Ce qui est fondamentalement différent aujourd’hui.

Concrètement, quelles mesures ont été prises par Paléo?
Nous avons établi une échelle de risques. Car il n’existe pas de menace dans l’absolu mais des degrés de menace. C’est le renseignement policier qui nous a permis de les fixer. Bien sûr, ce dernier a ses limites. Mais c’est l’indicateur le plus professionnel et le plus fiable à notre disposition.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans nos éditions payantes de lundi.

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