Serge Schmidt souhaite rester à la tête d’un village plein de projets

Le syndic est candidat à sa propre succession. Il évoque les cinq années écoulées, et parle des prochaines.

23 nov. 2015, 23:43
/ Màj. le 24 nov. 2015 à 00:01
Tannay, mercredi 8.11.2015, portrait de Serge Schmidt, Syndic, photos Cédric Sandoz

 

Une législature compliquée que celle de Tannay, principalement due à l’affaire du port, projet refusé largement par le peuple, et qui a créé des camps au sein d’un village d’habitude paisible.

Serge Schmidt, vous souhaitiez initialement vous retirer de la vie politique. Mais vous avez changé d’avis…

C’est exact. Après avoir discuté avec bon nombre de personnes, je me suis rendu compte qu’il serait bon de me représenter pour la prochaine législature.

Pour permettre au village de retrouver sa tranquillité?

Oui, notamment. Le dossier du port a créé beaucoup de tensions au village et au sein du Conseil communal. Du coup, lorsque le référendum a abouti, le municipal Patrick Simon a décidé de se retirer. Maurice Wüst a également été affecté par ce refus. Et Jacky Kaltenrieder a quitté le collège au mois de juin dernier, pour de sérieuses raisons de santé. De fait, durant toute la deuxième moitié de législature, nous avons travaillé en sous-effectif à cause d’absences maladie, notamment celle de Bertrand Bory. Ce qui évidemment ne nous a pas permis d’avancer normalement sur nos projets.

Aujourd’hui, tout est plus calme, non?

Oui. Nathan Finkelstein et Guy van Gelder ont rejoint la Municipalité et se sont très vite mis à l’ouvrage. L’un était contre le port, l’autre pour. C’est un bon équilibre.

Un port pas tout à fait abandonné?

Non, nous avons mis en place un groupe de travail, animé par Nathan Finkelstein lui-même, pour relancer le projet. Avec des représentants de Tannay, mais aussi de Mies…

De Mies?

Oui. Malgré l’historique (ndlr: un projet de rénovation du port avait déjà été porté par les deux communes, avant que Mies ne le refuse en 2005), il pourrait être plus logique que les deux villages collaborent.

Vous souhaitez également que des femmes entrent en Municipalité…

Oui, Tannay est une exception regrettable à ce propos. Je suis persuadé que les femmes, par leur capacité à bien analyser les problèmes et leur détermination à les résoudre, feront du bien aux affaires communales.

Quels sont les projets d’avenir?

Ceux sur lesquels nous n’avons pas pu avancer ces derniers mois. D’abord, construire une extension à l’école primaire, qui accueillerait une UAPE et des bureaux. Voire une salle de gymnastique. Ce qui impliquerait le déménagement de l’actuelle structure du centre du village. Cette place libérée, nous voulons la consacrer à la création d’un petit immeuble d’habitations pour les jeunes et les seniors. Quant à la déchetterie, nous avons voté un crédit pour la création d’une nouvelle structure avec Commugny et Chavannes-des-Bois. Nous allons également mettre l’accent sur la rénovation des places de jeux. Il y aura également la création de deux giratoires, devant la buvette du port et devant l’accès à la gare, sur la route cantonale, via le projet de réaménagement du tronçon Mies-Founex, soutenu par le canton et le Conseil régional. Et puis, bien sûr, promouvoir la culture qui, en tant que président des Variations Musicales de Tannay, me tient particulièrement à cœur.

Et la fusion des communes de Terre Sainte?

Il faudra sans doute se pencher à nouveau sur la question. Peut-être avec un nombre plus restreint de communes. Rh