Lausanne: mobilisation des travailleurs pour de meilleures conditions de travail

Environ 200 personnes se sont mobilisées ce jeudi à Lausanne pour réclamer de meilleures conditions de travail et salariales.

19 nov. 2015, 19:43

Les travailleurs du secteur parapublic vaudois réclament de meilleures conditions de travail et salariales. Quelque 200 personnes étaient rassemblées jeudi à Lausanne pour dénoncer notamment les économies "qui se font sur leur dos".

Munis de torches, de pancartes et aux cris de "Du pognon pour les institutions, pas pour les patrons", travailleurs et syndicats, dont SSP (services publics), SUD et la Fédération des sociétés de fonctionnaires, se sont réunis au siège du conseiller d'Etat vaudois en charge de la santé et de l'action sociale, Pierre-Yves Maillard.

Le socialiste avait déjà averti qu'il ne pourrait pas les accueillir. C'est le secrétaire général de son département Eric Toriel qui les a reçus. Saluant leur présence, il a promis que son dicastère allait "étudier" leurs revendications. Pierre-Yves Maillard les avait déjà reçus la semaine dernière.

Les métiers de ce secteur parapublic sont particulièrement dévalorisés, dénoncent les 13 associations et syndicats, organisateurs de l'événement. Ces professions ne sont pas "rentables" au sens libéral du terme, mais elles remplissent des "missions publiques fondamentales", a expliqué jeudi à l'ats Letizia Pizzolato, secrétaire syndicale du SSP.

"Le but de nos revendications est de rattraper les inégalités entre le public et le privé. Ces gens remplissent des tâches publiques, mais travaillent pour des institutions privées", abonde Bernard Krattinger, de la fédération syndicale SUD.

Pauses forcées

Certaines directions font des économies sur le dos des employés, notamment les éducateurs. A cette fin, certaines d'entre elles forcent leurs employés à prendre des pauses à des heures qu'elles ont elles-mêmes fixées, sans concertation. Or, dans certaines associations, c'est à ce moment-là que la charge de travail est la plus importante, souligne Bernard Krattinger.

Ces professionnels prennent en charge des enfants ou adolescents, aident des personnes handicapées ou désinsérées socialement, comme des toxicomanes par exemple. Et Letizia Pizzolato de rappeler que pour être éducateur aujourd'hui, il faut suivre une formation universitaire, "pourtant les salaires ne suivent pas".