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Le père de Marie ne se laissera pas instrumentaliser

Le père de Marie ne se laissera pas instrumentaliser pour militer pour le durcissement du droit pénal en Suisse. Il ne voudra pas davantage rencontrer l'homme qui a enlevé et assassiné sa fille lors du procès.

19 mai 2013, 11:28
Le père de Marie ne se laissera pas instrumentaliser pour militer pour un durcissement du droit pénal.

Le père de la jeune vaudoise de 19 ans enlevée lundi et assassinée ne veut pas militer pour un durcissement du droit pénal en Suisse. "Je ne me laisserai pas instrumentaliser", affirme le pasteur de 54 ans dimanche dans une interview au "SonntagsBlick".

Le père de Marie ne veut pas non plus voir le bourreau de sa fille lors du procès: "Je n'ai rien à lui dire. C'est un pauvre homme et il ne montre aucun signe de regret". Il ajoute ne pas éprouver de haine envers l'homme de 36 ans: "ça n'en vaut pas la peine, car la haine ronge celui qui l'éprouve".

La punition que mériterait le ravisseur n'intéresse pas davantage le pasteur réformé de Villars (VD). "Ce n'est pas important. Ce qu'il faut, c'est protéger la société de tels hommes", explique le père en deuil, qui envisage en revanche de transmettre son expérience à une cellule de soutien psychologique d'urgence.

Autre hommage à Lausanne lundi

La mort de Marie a suscité beaucoup de réactions de soutien. Après une première marche blanche à Payerne et une veillée de prière à Villars (VD) vendredi et une marche blanche samedi, une mère de famille organise lundi à Lausanne une seconde marche blanche en mémoire de la jeune femme.

Le défilé partira du centre-ville et se dirigera vers le bâtiment qui abrite le Tribunal des mesures de contrainte et l'office du juge d'application des peines. C'est cette instance qui avait remis en arrêts domiciliaires le ravisseur, arrêté mardi. L'homme avait déjà condamné pour enlèvement, viol et assassinat en 2000.

Les obsèques de Marie auront lieu le 27 mai à Villars.

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