Le Vivarium de Lausanne a trois mois pour assainir sa situation financière

La justice vaudoise a accordé un sursis concordataire de trois moins au Vivarium de Lausanne pour assainir sa situation financière.
07 août 2015, 11:16
Le Vivarium à Lausanne est en proie à de vives difficultés financières. La justice lui a accordé un sursis concordataire de trois mois pour assainir sa situation.

Le Vivarium à Lausanne est en proie à de vives difficultés financières. La justice lui a accordé un sursis concordataire de trois mois pour assainir sa situation. Des discussions sont en cours avec les pouvoirs publics, notamment avec l'Etat de Vaud.

Le Vivarium se débat depuis plusieurs années dans les difficultés financières. L'institution, qui abrite environ 700 reptiles, amphibiens et arachnides, a accumulé des dettes. Elle doit aujourd'hui à tout prix couvrir ses charges courantes et trouver une solution pour régler une ardoise d'environ 250'000 francs.

Le Vivarium reçoit une subvention annuelle de l'ordre de 50'000 francs de la ville, et un montant équivalent du canton. Il est aussi régulièrement soutenu par la Loterie romande et d'autres mécènes, a expliqué mardi à l'ats Jean-Frédéric Braillard, commissaire désigné par l'Autorité de surveillance des fondations.

Mauvaise santé

Mais cela ne suffit pas à assurer son quotidien. Il faut trouver d'autres sources de financement. Des discussions sont en cours avec les autorités, notamment avec l'Etat de Vaud, pour que l'institution soit payée pour son travail de "refuge".

Depuis quelques années, le Vivarium recueille les reptiles - souvent en mauvaise santé - que des particuliers ne veulent plus. En un an et demi, il en a reçu près de 400. "Or il n'est pas du tout rémunéré pour cette activité", explique le commissaire.

Soutien administratif et juridique

D'autres pistes de collaborations doivent être étudiés, notamment avec le Tropiquarium de Servion ou Aquatis, un aquarium géant prévu à Vennes. "On s'achemine aussi vers un soutien administratif et juridique de l'Etat de Vaud", espère M. Braillard, qui précise que le directeur du Vivarium, Michel Ansermet, conserve sa confiance "pleine et entière".

Concernant l'ardoise d'environ 250'000 francs, les créanciers devraient se voir proposer le versement d'un dividende. Le principal créancier est la ville de Lausanne, pour des factures d'électricité qui n'ont pas été payées.

Agrandissement des cages

Autre souci, le bâtiment vétuste du Vivarium nécessite des travaux urgents. En 2018, une nouvelle ordonnance sur la protection des animaux entrera en vigueur. Elle nécessite des aménagements importants, comme l'amélioration de la ventilation ou l'agrandissement des cages, a ajouté Jean-Frédéric Braillard.