Lausanne: les autoroutes sont saturées, en ville le trafic reste stable

En 15 ans, le trafic autoroutier dans la région lausannoise a pratiquement doublé. Le constat de l'association Lausanne région est clair: aux heures de pointe, l'autoroute est régulièrement saturée. Une tendance qui ne se reporte pas sur le trafic urbain, où, sans diminuer le trafic se stabilise.
03 déc. 2015, 16:21
Il y a pratiquement deux fois plus de véhicules sur l'autoroute qu'en 1990.

Le trafic sur les autoroutes est en constante augmentation dans la région lausannoise et arrive à saturation. En ville en revanche, le trafic automobile est resté stable, malgré une population en hausse.

L’autoroute absorbe la majorité de l’augmentation du trafic individuel durant la période 2010-2014, a indiqué jeudi l'association Lausanne région à l'issue d'une conférence de presse à Bussigny. Sa capacité arrive à saturation aux heures de pointe.

Si l'on prend l'exemple entre Morges Est et l'échangeur d'Ecublens, le trafic journalier est passé de 56'200 en 1990 à 96'500 en 2014.

La hausse des habitants y est pour beaucoup. Entre 2010 et 2014, la population de l’agglomération s’est accrue de +1,4% par année pour atteindre 289'500 habitants dans un canton qui en compte 755'400. Cette évolution dépasse les scénarii les plus ambitieux.

Sans oublier les emplois. Ceux-ci se concentrent principalement dans le secteur tertiaire, et ont augmenté de +2,9% par année depuis 2008.

Pour Patrizia Darbellay, secrétaire générale de Lausanne Région, la seule alternative à la hausse du trafic autoroutier est le train. Car si en ville, le trafic individuel est resté stable, la voiture reste privilégiée pour les habitants des communes périphériques, moins bien desservies en transports publics.

Légère déception

Une légère déception est au rendez-vous. "Le trafic automobile au centre s'est stabilisé, mais n'a pas diminué", a expliqué Claudine Wyss, syndique de Bussigny et présidente de la commission transports de Lausanne région. Et de rappeler qu'en 2008, l'effet M2 avait joué à plein.

Pour une nouvelle baisse significative du trafic automobile, les collectivités publiques vont à nouveau devoir investir massivement, a-t-elle insisté. Et de mentionner plusieurs projets à horizon 2030, qui devraient calmer le jeu comme le tram, les bus à haut niveau de service (BHNS) - l’origine du terme vient du sigle anglais BRT (Bus Rapid Transit) et le M3.