Vaud: feu vert du Grand Conseil à un projet de renouvellement des STEP

Le chantier du parc des STEP vaudoises va être lancé. L'objectif est de mieux adapter les stations d'épuration aux micro-polluants. Le Grand Conseil a accepté le versement d'une tranche de 80 millions de francs sur un financement global 1,2 milliard.
19 janv. 2016, 13:46
Un bassin-test de traitement de l'eau à la STEP de Vidy qui va être complètement refaite.

Le parc des stations d'épuration (STEP) vaudoises doit être renouvelé et adapté aux micro-polluants. Le Grand Conseil a accepté mardi le lancement d'un chantier qui s'étendra sur une génération. Un premier crédit de 80 millions de francs a été approuvé sur un financement global de 1,2 milliard.

Avec ses STEP, le canton de Vaud a joué un rôle "pionnier" dans les années 1950, a souligné la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro. Aujourd'hui, les installations, 163 au total, ont vieilli et ne répondent plus aux normes et aux dernières possibilités de détection des polluants.

Chaîne alimentaire

La mise à jour et la rationalisation du traitement des eaux avec des regroupements régionaux s'imposent, surtout lorsque l'on prend connaissance de l'impact des micropolluants (médicaments, hormones par exemple). Ils sont présents partout, se retrouvent dans la chaîne alimentaire et entraînent parfois même un changement de sexe de certains poissons, a illustré la ministre.

Face à ces enjeux, le Grand Conseil vaudois s'est montré unanime, considérant qu'il était nécessaire d'empoigner sans tarder ce problème de santé publique. Le financement d'un tel chantier qui devrait s'étendre sur une vingtaine d'années a cependant nourri plusieurs craintes.

Charges pour les communes

Martine Meldem (Vert'libérale) a appelé les responsables communaux à "se réveiller". Les communes n'ont "pas de machines pour faire des sous". Elles ploieront sous les charges, alors que l'apport du canton sera trop faible: "il y a un déséquilibre total, c'est juste hallucinant", a-t-elle lancé.

Dans un premier temps, le canton met 80 millions de francs, a voulu rassurer le socialiste Jean Tschopp, mais il ira au final jusqu'à 200 millions, alors que la Confédération est prête à supporter 10 à 15% du financement. Sur le total de 1,2 milliard de francs, les communes devront s'acquitter de 50% de la charge sur 20 à 25 ans, a-t-il ajouté.