Vaud: un décret urgent pour aider l’hôpital de Rennaz

La commission des finances du Grand Conseil a recommandé lundi d’accepter un décret urgent pour venir en aide à l’hôpital Riviera-Chablais dont la situation financière est détériorée.

04 mai 2020, 15:47
L'hôpital de Rennaz se trouve dans des difficultés financières.

La commission des finances (COFIN) recommande au Grand Conseil d’adopter le décret urgent visant à assurer la viabilité financière de l’hôpital Riviera-Chablais (HRC). Il prévoit d’accorder à cet établissement une garantie d’emprunt temporaire d’au maximum 60 millions.

La COFIN recommande également la prolongation au-delà du 30 septembre de la garantie temporaire de 45 millions accordés à l’HRC pour son fonds de roulement, prévue dans l’exposé des motifs et projet de décret, écrit-elle lundi dans un communiqué. Le sujet devrait être abordé lors de la séance du Grand Conseil de mardi prochain à Yverdon-les-Bains.

La COFIN suit le dossier de l’HRC depuis plusieurs mois. Alertée par un premier dépassement de 50 millions dans la construction de cette importante structure, elle a auditionné en octobre 2019 une délégation du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) et des représentants du Conseil de cet établissement hospitalier. Les informations fournies avaient au final été considérées comme relativement rassurantes.

La COFIN avait alors demandé à être tenue régulièrement informée de l’évolution du dossier. A mi-avril, la conseillère d’Etat en charge du DSAS Rebecca Ruiz a fait part à la COFIN de la découverte d’une situation financière détériorée qui nécessitait une action gouvernementale immédiate.

Confiance affectée

Il est apparu que la présentation d’un décret au Parlement vaudois était la seule solution possible pour régulariser la situation financière à court terme. Si le texte présenté était refusé par le Grand Conseil, l’HRC, par un manque de trésorerie, ne pourrait plus garantir le paiement des salaires et des factures de ses fournisseurs.

Pour les membres de la COFIN, la confiance envers les organes dirigeants de cet établissement est fortement affectée. Ils demandent au Conseil d’Etat un point de situation bimestriel dans ce dossier.
Le Valais est également impliqué dans ce sauvetage. Son Conseil d’Etat s’est déjà prononcé favorablement sur sa part de 20 millions.