Yverdon: supension du procès de la maquilleuse inculpée d'avoir infecté des clientes

En cours d'audience, il est apparu que l'esthéticienne inculpée d'avoir infecté des clientes, pourrait être couverte par une assurance responsabilité civile. Le procès à été ajourné à Yverdon (Vaud).

10 janv. 2013, 11:39
Une esthéticienne d'Yverdon (photo d'illustration) est jugée pour avoir provoqué des lésions corporelles graves à plusieurs de ses clientes en leur appliquant un maquillage permanent.

Le procès d'une esthéticienne de 38 ans a été suspendu mercredi soir au profit de négociations. En cours d'audience, il est apparu que la prévenue pourrait être couverte par une assurance responsabilité civile (RC), ouvrant la perspective d'une indemnisation des victimes.

Le Tribunal de police d'Yverdon-les-Bains (VD) a préféré suspendre le procès le temps d'examiner cette question, a expliqué jeudi à l'ats le procureur Christian Buffat. Une nouvelle audience sera convoquée au plus tôt fin mai.

L'existence d'une police de RC qui couvrirait l'esthéticienne pour la période des faits qui lui sont reprochés est "une demi-surprise", a indiqué le procureur. Cette question est d'une grande importance: elle ouvre la possibilité pour les victimes d'être indemnisées. Sans RC, celles-ci n'ont pratiquement aucune chance de toucher le moindre centime.

Il n'y a aucune garantie que cette négociation entre les parties et l'assurance aboutisse. Mais une transaction sur les conclusions civiles permettrait aux victimes de s'épargner un procès civil.

En 2009, cette esthéticienne française d'origine thaïlandaise a causé de graves infections à plusieurs de ses clientes en leur pratiquant un maquillage permanent des sourcils. Certains des pigments qu'elle utilisait avaient été contaminés par une bactérie très dangereuse.

Onze clientes ont déposé plainte pour lésions corporelles graves par négligence. Dans la plupart des cas, la mycobactérie dotée d'une forte résistance aux antibiotiques a entraîné des complications graves. Une douzaine d'autres victimes, n'ayant pas porté plainte, seraient à déplorer.