02.05.2017, 00:01  

Une belle plante pleine d’énergie solaire

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Aurore Amaudruz qui a soufflé l’idée à Christophe Gudin, son ancien camarade de l’EPFL, surnomme affectueusement la fleur solaire «la pâquerette du Rosey». Métallique et esthétique.

 02.05.2017, 00:01   Une belle plante pleine d’énergie solaire

ROLLE - Le Rosey a installé une fleur photovoltaïque sur son campus, à côté du Carnal Hall. La première sur l’arc lémanique.

Jocelyne Laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

Le printemps a fleuri au Rosey en même temps qu’une immense fleur d’une espèce tout à fait inédite: une «Smartflower» a poussé à côté du Carnal Hall – une véritable plante à la corolle recouverte de cellules photovoltaïques. Les 12 pétales de la fleur, comme les plantes héliotropes, se tournent vers le soleil. «La fleur est programmée pour suivre la course du soleil, du matin au soir», explique Aurore Amaudruz, de l’entreprise éponyme, qui a installé la fleur solaire sur le campus. «Cette caractéristique de la «Smartflower» lui permet d’avoir une rentabilité plus élevée et de produire davantage d’électricité qu’une installation solaire à inclinaison fixe, poursuit l’ingénieure EPFL. En moyenne, une fleur photovoltaïque produit l’équivalent de la consommation annuelle d’une petite villa standard.»

Sur le campus du Rosey, l’électricité produite par la jolie fleur métallique sert à alimenter cinq voitures électriques acquises par des professeurs. «Nous avons installé quatre bornes de recharge gratuites. Et ce n’est qu’un début, assure Christophe Gudin, directeur général du Rosey, à l’initiative de l’installation de la fleur photovoltaïque. «Elle allie l’esthétisme à l’efficacité et, en plus, elle délivre un message essentiel». Son coût: entre 20 et 25 000 francs. Son installation n’a nécessité qu’une annonce à la commune.

Transmettre la fibre verte aux jeunes Roséens

Le Rosey fait la promotion des énergies renouvelables depuis quelque temps déjà: environ 100 panneaux solaires photovoltaïques ont été installés sur le bâtiment dit de La Combe en octobre 2016. «L’objectif est double, explique Christophe Gudin, on souhaite que le campus soit, à terme, autosuffisant en énergie mais notre mission est aussi de sensibiliser les élèves. Si nous réussissons ce pari, cela pourra avoir un réel impact: il y en a quelque 800 surlecampus et ils viennent des quatre coins du monde.» Les élèves ont découvert la fleur au retour de leur séjour d’hiver à Gstaad et, au vu des questions auxquelles Christophe Gudin a dû répondre, l’opération a eu son petit effet.

Si le directeur n’envisage pas forcément de planter d’autres fleurs dans le jardin du Rosey, en revanche d’autres panneaux photovoltaïques devraient être installés à l’avenir. «Quand ils seront davantage esthétiques, par contre», ajoute Christophe Gudin qui attend avec impatience l’arrivée des tuiles solaires photovoltaïques.

Une première sur l’arc lémanique

Il y a à ce jour un peu moins d’une dizaine de fleurs solaires en Suisse romande – la Smartflower du Rosey est la première sur l’arc lémanique. Par contre, la manufacture Audemars Piguet au Brassus avait fait œuvre de pionnier en Suisse romande en 2016 en installantla première Smartflower. D’autres s’épanouissent désormais du côté du Jura et Neuchatel. La fleur phototovoltaïque a été développée en Autriche en 2014.


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