Paléo 2016
 18.07.2017, 00:01  

Les campeurs à la conquête de la plaine

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 18.07.2017, 00:01   Les campeurs à la conquête de la plaine

REPORTAGE - Hier, les premiers festivaliers sont arrivés au camping sous un soleil de plomb. Qui sont-ils et d’où viennent-ils?

Cédric Sandoz Photos Antoine Guenot Texte

cedric.sandoz@lacote.ch

Il faisait chaud, très chaud, hier après-midi sur la plaine de l’Asse. Mais pas de quoi dissuader les futurs festivaliers de prendre leurs quartiers au camping. Cette année, ils seront à nouveau près de 6000 à dormir quotidiennement sous tente pendant toute la durée du festival. Si Paléo est une ville dans la ville, son camping est un vrai village dans la...

Cédric Sandoz Photos Antoine Guenot Texte

cedric.sandoz@lacote.ch

Il faisait chaud, très chaud, hier après-midi sur la plaine de l’Asse. Mais pas de quoi dissuader les futurs festivaliers de prendre leurs quartiers au camping. Cette année, ils seront à nouveau près de 6000 à dormir quotidiennement sous tente pendant toute la durée du festival. Si Paléo est une ville dans la ville, son camping est un vrai village dans la cité.

Au fil de la journée, les habitats de toile verte, rouge ou bleue ont ainsi poussé comme des champignons. Au son des cliquetis produits par les coups de masse sur les sardines. Avec une nouveauté cette année: la possibilité, pour les festivaliers en quête de confort, de réserver des yourtes et des cabanons payants. «Il y avait 420 lits disponibles. Tous ont été réservés», a annoncé Daniel Rossellat, grand manitou du festival.

Au-delà du Röstigraben

A l’ombre, sous les premières tentes érigées, il y a bien sûr de jeunes fêtards, qui s’«échauffent» déjà à la bière tiède. Mais aussi des familles. A l’instar des Rœsti, venus du canton de Berne avec leurs trois enfants, en plein montage de leur habitat pour la semaine. «C’est la deuxième fois que nous campons à Paléo en famille», explique monsieur. Et madame d’ajouter: «C’est génial de venir ici. Pas besoin d’organisation particulière. Nous prenons juste notre tente, et c’est tout!»

Seuls ou en famille, beaucoup de Suisses alémaniques parmi les arrivants. Jeremy, 35 ans, vient de Zürich. Tout en cherchant un emplacement pour sa tente militaire, qui doit accueillir une quinzaine d’amis, il tente d’expliquer pourquoi le festival attire autant d’habitants d’outre-Sarine. «Dis comme ça, cela peut paraître un peu bête. Mais, pour moi, c’est clairement le festival du pays où les gens sont les plus sympas entre eux.» Et puis, selon lui, il y a aussi la liberté dont jouissent les campeurs à l’Asse. «Vous pouvez pratiquement amener tout ce que vous voulez dans l’enceinte. Le message du festival est simple: soyez adultes.»

Exotisme sous tente

Mais on arrive aussi de beaucoup plus loin pour planter sa tente à Paléo. Luciano et Jorge sont venus respectivement d’Argentine et du Venzuela, avec leurs enfants. «C’est la première fois qu’on vient ici, explique Jorge. Nous sommes en plein tour du monde. On a entendu parler du festival jusque dans notre pays, c’est pour ça que nous sommes ici. A la fin de la semaine, nous partirons probablement pour l’Allemagne. Pour un autre festival: le Summer Jam.»

Enfin, lorsque l’on demande aux campeurs quels artistes ils iront voir, les réponses sont quasi unanimes: les Red Hot Chili Peppers et Manu Chao. «Cette année, la programmation est vraiment bonne», lâchent de concert Chloé, Tess et Charlotte. Trois jeunes Jurassiennes prêtes pour la grande fête.


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