Crise de la dette: Wolfgang Schäuble demande plus d'efforts à la Grèce

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a averti la Grèce qu'elle devait redoubler d'efforts pour se conformer aux conditions du plan de sauvetage imposées par les bailleurs de fonds internationaux.
06 août 2015, 10:28
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
The Greek flag flies over Athens Academy in Athens on Tuesday June 5, 2012. Greece is in a fifth year of recession, with poverty and unemployment rapidly rising amid protracted harsh cutbacks implemented to secure vital international bailout loans. But political uncertainty ahead of new elections on June 17 has intensified fears that the country could be forced to abandon the euro and revert to a devalued version of its old drachma currency. (AP Photo/Dimitri Messinis)

"S'il y a des retards, la Grèce doit les combler", a annoncé le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble

dans un entretien publié lundi dans le quotidien "Bild". Il somme la Grèce de redoubler ses efforts pour combler sa dette.
 
M. Schäuble a refusé de prédire si la Grèce resterait dans la zone euro. Il a dit qu'il attendrait les nouvelles conclusions de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) - la troïka des bailleurs de fonds.
 
"Je ne vais pas devancer la troïka. Quand son rapport sera prêt, l'Eurogroupe se réunira", a-t-il indiqué, se référant aux ministres des Finances de la zone euro.
 
Wolfgang Schäuble ne voit pas de parallèle à faire entre la situation de la Grèce et celle de l'Espagne, pour lequel l'Eurogroupe a approuvé un plan d'aide au secteur bancaire de 100 milliards d'euros vendredi.
 
"Les causes des crises dans les deux pays sont complètement différentes. L'économie espagnole est beaucoup plus compétitive et a une structure différente. Le pays se remettra sur pied rapidement", a-t-il prédit.
 
Examen cette semaine
 
Le ministre des Finances grec Yannis Stournaras a admis mercredi que son pays, touché par la crise, avait encore "du chemin à parcourir" pour finaliser les 11,5 milliards d'euros de coupes budgétaires exigées par l'UE et le FMI en échange de nouveaux prêts.
 
Les experts de la troïka sont attendus à Athènes cette semaine pour un examen en profondeur du programme économique du nouveau gouvernement.
 
Leur rapport déterminera si la Grèce recevra le nouveau prêt de 31,5 milliards d'euros prévu d'ici septembre par le plan de sauvetage de ses finances.