Le président du CICR à Moscou pour évoquer le cas syrien

Le président du CICR, Jakob Kellenberger, se rend à Moscou pour y discuter de la situation humanitaire en Syrie et exprimer les préoccupations de l'organisation à ce sujet.
05 août 2015, 16:05
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
kellenberger

 Il doit y rencontrer lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Le diplomate suisse expliquera "le travail que le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien mènent depuis le début des troubles", a expliqué l'organisation dans un communiqué. Le CICR demande toujours une trêve quotidienne de deux heures afin de pouvoir évacuer les blessés et amener de l'aide aux personnes vulnérables.

"La situation humanitaire à Homs, Idlib, Hama, Deraa et d'autres lieux touchés par les troubles reste extrêmement difficile et pourrait continuer de se dégrader", explique M. Kellenberger cité dans le document.

"Le CICR est particulièrement inquiet pour les personnes vulnérables, notamment celles détenues en lien avec les affrontements et celles qui sont malades ou blessées", ajoute Jakob Kellenberger. L'organisation doit "de toute urgence être capable d'étendre ses activités d'assistance et de protection pour répondre à leurs besoins".

Le président du CICR s'était rendu en Syrie en juin et en septembre. Il avait rencontré le président Bachar al-Assad lors de sa dernière visite. Depuis, "un dialogue régulier a été maintenu avec les autorités syriennes et des membres de l'opposition", précise le CICR.

Poursuite des violences

Cette visite intervient alors que les violences ne cessent pas en Syrie. Les troupes du régime ont mené dimanche des opérations dans de nombreuses provinces. Neuf personnes ont perdu la vie, selon des militants et une ONG syrienne. Un attentat à la voiture piégée a aussi fait "des morts et des blessés" à Alep, deuxième ville de Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Selon un militant, l'explosion a été "suivie de tirs extrêmement nourris". Samedi, deux attaques à la voiture piégée, attribuées par les autorités à des "terroristes", ont fait 27 morts à Damas.