Incendie: la Municipalité d'Ecublens réclame des comptes

Les pompiers ont pu quitter le site de l'incendie d'Ecublens ce vendredi. De son côté, la Municipalité veut demander des comptes à l'entreprise.
07 août 2015, 14:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Pompiers et ouvriers de l'entreprise refroidissent et enlevent les carcasses de voitures brulees un jour apres l'incendie de carcasses de voitures chez Thevenaz Leduc ce jeudi 4 decembre 2014 a Ecublens. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Deux jours après l'impressionnant incendie dans une entreprise de démolition de voitures à Ecublens (VD), les pompiers quittent le site. Tous les foyers sont éteints, indique vendredi la police. Du côté de la Municipalité, on veut une discussion de fond sur l'activité de la société.

"C'est désormais l'entreprise qui reprend la surveillance", a expliqué le porte-parole de la police vaudoise Philippe Jaton interrogé par l'ats. Il a souligné que les hommes du feu devraient avoir quitté les lieux vers midi. Les restrictions de circulation touchent ainsi à leur terme.

A ce stade, la police n'a pas d'information nouvelle à transmettre quant aux origines de l'incendie. "Le déplacement des carcasses se poursuit et, selon nos informations, un broyeur devrait arriver sur place lundi", poursuit le porte-parole.

Broyeur hors service

Au moment du sinistre, mercredi avant 16h, un nombre inhabituellement élevé de marchandises était stocké sur le site de l'entreprise Thévenaz Leduc faute de broyeur opérationnel.

De son côté, le syndic d'Ecublens ne cache pas son désarroi. "J'estime que, normalement, on ne devrait pas pouvoir stocker pareille quantité de véhicules. Ca me semble une aberration", lâche Pierre Kaelin. Et d'ajouter que "la population est mécontente".

Dès lundi, la Municipalité prendra donc le dossier à bras-le-corps. "Nous voulons nous mettre autour de la table avec l'entreprise en question et les services de l'Etat".

Seul en Romandie

Dans un communiqué, Barec Holding, qui administre la société Thévenaz-Leduc, s'exprime brièvement sur ses activités. "Sans notre broyeur, qui fonctionne continuellement depuis quarante ans, la Suisse romande serait un gigantesque cimetière de voitures. Et ce n’est là qu’une partie de notre contribution", peut-on y lire.

Et de préciser que "la politique du groupe a toujours été d'agir dans les règles et avec les autorisations requises pour l’exercice de telles activités (...) . Notre fonctionnement est encadré par un responsable sécurité dont le travail est régulièrement audité par des experts indépendants".

Le groupe ajoute en outre qu'il "s'exprimera volontiers sur cet événement une fois la crise résolue, lorsque les 110 collaborateurs du site d’Ecublens auront pu reprendre leur travail habituel".