Morges a accueilli l'élite des boulangers du canton

Réunissant la crème des artisans de ce produit noble, la Confrérie vaudoise des chevaliers du bon pain a tenu chapitre sur les rives du Léman. Au menu: assermentation de nouveaux membres et distribution de récompenses.
07 août 2015, 15:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Morges, Grande Rue, Samedi 25 avril 2015, Chevaliers du bon pain, Simon Nicod sacré Pain d'or de l'année, meilleur boulanger du canton, Photos Céline Reuille

Ils exercent une activité généralement nocturne et peu visible, souvent peu reconnue… Pourtant, quittant provisoirement leurs pétrins et leurs boutiques, ils ont accepté, l’espace d’un instant, de se mettre en lumière, pour toucher, comme les stars récipiendaires d’un Oscar ou d’un César, la récompense de leur travail. Pas de tapis rouge sur la place de l’hôtel de ville à Morges, ce samedi 25 avril 2015, mais la foule est bien là, admiratrice et intéressée, pour applaudir ces maîtres dans leur domaine gourmand. 

La Confrérie vaudoise des chevaliers du bon pain a choisi, en effet, La Coquette, pour tenir son 22e chapitre annuel, marqué notamment par la remise du Pain d’or, distinguant le meilleur boulanger du canton, à Simon Nicod de Lucens, qui succède au Lausannois Laurent Buet. A noter que celui-ci, qui s’était fait voler son trophée l’an dernier dans la vitrine de son magasin, par des cambrioleurs particulièrement peu futés, s’en est vu remettre un nouvel exemplaire.

Les performances de dix-sept autres professionnels ont également été primées. Parmi eux, l’Aubonnois Thierry Stalder et le Morgien Gérard Fornerod, qui ont touché chacun leur deuxième étoile, obtenue sur le base de résultats réguliers durant trois ans, constatés par une commission d’experts au sein de la confrérie.  Tous deux sont d’accord : ce moment est une reconnaissance de leur travail. Cela a d’autant plus d’importance, explique Gérard Fornerod, en un temps, où la production industrielle tend à prendre le pas sur l’artisanat. Mais celui-ci a encore de beaux jours devant lui pour répondre aux exigences d’une clientèle, toujours plus en quête d’originalité et de qualité.

La relève est là, enfin, en atteste l’intronisation, sur une base volontaire, de dix nouveaux membres, portant l’effectif total des confrères à 50.

Mis en appétit par une bonne odeur de cuisson au four à bois, installé sur place tout exprès, le public présent a pu, à l’issue de la cérémonie, déguster toute une gamme de pains et de produits divers, accompagnés du vin de la commune. 

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