Le projet de patinoire à Saint-Cergue tel qu'imaginé en 2011 est abandonné

La Municipalité de Saint-Cergue et le Conseil régional du district de Nyon annoncent le gel du projet de patinoire, tout au moins dans la version dévoilée en 2011, qui laissait sceptiques certains élus locaux.
07 août 2015, 13:59
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La patinoire de Saint-Cergue est remise en question par le Conseil communal.

Intégré dans le fameux PIR, plan des investissements régionaux, le projet de patinoire dans la cuvette du Vallon, à Saint-Cergue, a suscité un débat nourri au sein du district, au niveau de la municipalité, des communes et du Conseil régional.

Pour une installation plus proche des populations de plaine et des écoles

Un constat semble clair et partagé par les différents intervenants : le succès des trois patinoires éphémères de plaine (à Gland, Nyon et Coppet) est dû en particulier à la proximité de ces installations avec les lieux dans lesquels se concentrent la plupart des habitants de notre région.

Le même constat touche les écoles qui peinent à envoyer régulièrement les enfants dans des lieux nécessitant des transports    coûteux    en    temps    et    en déplacements. Enfin, l’évolution du déficit prévisionnel pour ce type de patinoire n’est plus supportable pour la commune de Saint- Cergue.

Des doutes jusqu’à Saint-Cergue

Fin avril 2014, un postulat déposé au Conseil communal de Saint-Cergue confirmait les doutes des élus du village jurassien eux-mêmes. Une majorité de l’assemblée avait signé ce document demandant de revoir la priorité de ses investissements touristiques au profit du tourisme doux et d’approfondir l’étude de la patinoire en la redimensionnant et en envisageant un autre site.

La Municipalité de Saint-Cergue et le Comité de direction du Conseil régional sont convaincus qu’une patinoire compléterait utilement l’offre hivernale dans le périmètre Saint-Cergue/Saint-George.

Votation communale annulée

Ainsi, d’un commun accord, la Municipalité de Saint-Cergue et le Comité de direction du Conseil régional ont décidé d’abandonner le projet actuel et d’étudier une solution mieux adaptée. Dans ce contexte, la votation populaire sur cette infrastructure – déjà reportée à l’automne – devient caduque.