Mies est en deuil, le municipal Claude Figeat n'est plus

Le municipal myarolan Claude Figeat est décédé. Il avait 66 ans. Soudaine, sa disparition secoue toute une commune.
13 oct. 2016, 16:35
/ Màj. le 13 oct. 2016 à 16:42
Sourire, bonne humeur et compétences. Ces mots sont revenus à de maintes reprises lorsqu’il a s’agit d’évoquer Claude Figeat.

"Notre ami Claude Figeat est décédé hier soir." C’est sur cette annonce, terrible, du président du Conseil que s’est ouverte mercredi l’assemblée communale de Mies. Devant les conseillers, les quatre municipaux ne peuvent dissimuler leur émotion. Ils ont perdu l’un des leurs. "C’est toujours les bons types qui disparaissent en premier. Surtout ceux qui donnent tout", ajoute le président Yves Luginbühl. Sur sa gauche, le syndic Pierre-Alain Schmidt se frotte les yeux, racle sa gorge et secoue la tête. Son vice-syndic était bien plus qu’un collègue.

Un ami et collègue précieux et disponible

Inattendue, brutale et injuste. La disparition mardi de Claude Figeat, municipal depuis 18 ans et jeune retraité de 66 ans, laisse un vide immense au sein des instances communales. Si ses compétences, notamment dans le domaine des finances, manqueront fort logiquement à l’exécutif myarolan, c’est surtout le départ d’un ami qui trace le sillon le plus douloureux dans les mémoires de ceux et celles qui l’ont fréquenté. Une peine encore trop à vif pour Pierre-Alain Schmidt: "Je ne parlerai pas de Claude ce soir (ndlr: mercredi). Nous aurons l’occasion de lui rendre hommage, mais pour nous c’est trop tôt, expose le syndic d’une voix tremblante. Je vous propose simplement de faire une minute de silence en vous levant."

C’est au tour de Stéphanie Emery de prendre la parole. Très ébranlée, la municipale n’abordera pas lors de cette séance les sujets qu’elle avait prévus de présenter. "Je reporte tout ça à notre prochaine assemblée. Je tiens à vous dire deux ou trois mots rapides sur Claude."

Stéphanie Emery revient sur la sagesse et l’expérience de son collègue disparu trop tôt. "Ses avis sensés et pertinents vont nous manquer. Il a toujours été là lorsque j’étais sous l’eau. Je crois ne l’avoir jamais vu sous pression. Il était le rayon de soleil de nos séances du lundi matin, son sourire quasi éternel nous manque déjà."

Les élus myarolans ont courageusement repris l’ordre du jour et ont bouclé cette première séance de la législature 2016-2021, deux heures plus tard.

par Gregory Balmat