Sauver le programme malgré l'échec du PIR

Le Conseil régional entend discuter avec toutes les communes qui ont rejeté le Plan d'investissement régional ces prochaines semaines. Pour les écouter et faire le bilan.
07 août 2015, 11:58
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Gérald Cretegny, président du Conseil régional n'a pas l'intention de démissionner.

Rien ne change. L'échec du Programme d'investissement régional n'ébranle en rien le cap que s'est fixé le Conseil régional. "Le district de Nyon poursuit sa croissance, les besoins d'investissement demeurent", titre le communiqué diffusé en début d'après-midi par le Conseil régional. Comment entend-il réagir? "Le comité de direction (Codir) reprend le chemin des communes et souhaite les entendre à nouveau et faire avec elles le bilan de l'opération. Des pistes seront proposées aux communes lors de la prochaine séance du Conseil intercommunal le 5 décembre, soit un concept de financement pour des projets en attente de réalisation ainsi que les bases de travail d'une reflexion sur le financement à terme de nos infrastructures", expose le Conseil dans son bref texte de presse. 

Ce qui signifierait que le refus du PIR par les communes n'en serait pas tout à fait un aux yeux du Conseil régional. "En même temps, ce n'est pas une claque, estime Gérald Cretegny, touché par le mot que "La Côte" avait utilisé dans son article vendredi. 75% des communes ont approuvé ce programme, nous avons volontairement mis la barre très haute (ndlr. 90% de la population des communes membres et 38 membres; mercredi, 33 communes avaient approuvé le programme et 10 l'avaient rejeté). Il est clair qu'il faut reprendre le travail pour faire avancer le programme. Le problème du manque d'infrastructure reste entier, on doit trouver des solutions toujours dans le respect des communes", précise Gérald Cretegny. 

Certes, mais on voit mal les municipalités qui ont refusé le PIR changer de position et bafouer ainsi la décision prise démocratiquement par leur Conseil communal. "Nous sommes respectueux des communes et de leurs prérogativse, insiste Gérald Cretegny qui estime qu'il faut mettre les choses à plat, trouver un consensus et un dénominateur commun.  "On va les voir pour les écouter vraiment." 

Dans le préavis du programme d'investissement régional, présenté par le comité de direction, il était mentionné noir sur blanc dans les conclusions que "le programme n'entrera en force que lorsqu'il aura été soutenue par l'équivalent en voix de 90% de la population des communes membres et par un minimum de 38 membres." A ce stade, on voit mal comment le Comité de direction pourrait sauver ce PIR.