Débrayages dans la plupart des sites de Renault

Des débrayages ont eu lieu mercredi dans la plupart des sites français du groupe Renault, à l'appel de plusieurs syndicats dont la CGT. Ils dénoncent le chantage exercé "depuis le début" par la direction dans les négociations en vue d'un accord de compétitivité
07 août 2015, 10:55
epa03537249 (FILE) A file picture  dates 14 December 2012 showing a pedestrian with an umbrella walking past a by French automobile manufacturer Renault dealership in Paris, France. Renault has announced on 15 January 2013 that the car manufacturer plans to cut 7,500 jobs amongst its staff by 2016, representing around 14 per cent of its staff, in a bid to boost competitiveness amid the economic slump in the European automobile industry,.  EPA/IAN LANGSDON

Des débrayages ont eu lieu dans la matinée sur les sites de Cergy (53 salariés), Cléon (405), Douai (26), Flins (385), au technocentre de Guyancourt (250), au Mans (190), à Sandouville (275), à la Fonderie de Bretagne (50) et SOVAB (103), selon les chiffres fournies par la direction de Renault. Les équipes de l'après-midi devraient également débrayer sur ces sites.

A Flins, usine emblématique de Renault, plusieurs centaines de salariés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, se sont joints à quelque 500 salariés de Renault pour des prises de paroles et un déjeuner commun, a constaté une journaliste de l'AFP. Cette action s'est déroulée dans le calme.

Après l'annonce de 7500 suppressions d'emplois d'ici fin 2016 (8260 postes selon les syndicats) qui doivent être négociés dans le cadre d'un accord de compétitivité, la direction de Renault a demandé, mardi, un gel des salaires en 2013 en échange de l'attribution de nouvelles productions venant de partenaires.

Mais, selon les syndicats, elle a menacé de fermer deux sites en France si le projet d'accord de compétitivité n'était pas signé, ce qu'a démenti la direction.

De nouveaux débrayages sont prévus le 29 janvier, à l'appel de la CGT, de la CFDT, et de FO.