Grande-Bretagne: le Brexit pourrait être déclenché mardi

Si le parlement britannique confirme lundi le projet de loi pour la sortie de l'Union Européenne, le Brexit pourrait être activé dès mardi. Les négociations sont censées durer deux ans.
13 mars 2017, 09:16
Le début du Brexit est imminent.

Le déclenchement du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, semble à présent imminent: les députés examinent lundi en deuxième lecture le projet de loi autorisant le gouvernement britannique à l'activer. S'ils l'adoptent dans la foulée, le divorce pourrait intervenir dès mardi.

Le texte a été approuvé en première lecture par les députés début février et amendé depuis par la Chambre des Lords. Sauf examen prolongé à la chambre des Communes, il pourrait être adopté définitivement par les deux chambres du parlement dès lundi soir.

"Je demanderai aux députés de renvoyer le texte à la chambre des Lords dans sa forme originale, afin que nous puissions commencer à bâtir une Grande-Bretagne tournée vers le monde et un nouveau partenariat fort avec l'UE", a déclaré samedi le ministre du Brexit David Davis.

Les Lords, membres de la chambre haute du parlement, ont déposé deux amendements: l'un réclamant la protection des droits des trois millions d'européens vivant au Royaume-Uni, l'autre demandant que le parlement ait le dernier mot sur l'accord final avec Bruxelles. Mais il est probable que les députés les annulent, signifiant un possible déclenchement du Brexit dès mardi.

 

 

"Aller de l'avant"

La Première ministre conservatrice Theresa May a jusqu'ici refusé de communiquer une date précise. Elle s'est contentée de répéter qu'elle activerait avant fin mars l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui lancera deux années de négociations de sortie de l'UE.

"Nos partenaires européens m'ont fait clairement comprendre qu'ils voulaient aller de l'avant avec les négociations, et moi également", a-t-elle simplement dit jeudi à Bruxelles, huit mois et demi après le vote en faveur du Brexit.

Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a assuré que Bruxelles se préparait à un déclenchement du Brexit dès mercredi. Le responsable du dossier Brexit du parti d'opposition travailliste, Keir Starmer, a réaffirmé dimanche que Theresa May entendait activer l'article 50 mercredi ou jeudi.

Tâche titanesque

Les négociations sont censées durer deux ans. La tâche sera titanesque pour venir à bout du "divorce le plus complexe de l'histoire", selon l'ancien ministre conservateur William Hague.

L'hypothèse d'un échec des négociations entre Londres et Bruxelles n'est d'ailleurs pas exclue. "Nous nous préparons à toutes les issues possibles", a affirmé dimanche le ministre du Brexit David Davis. Et Theresa May a prévenu qu'elle préférait "pas d'accord" à un "mauvais accord" avec Bruxelles.